Football national - L’arbitrage de plus en plus contesté

Quand le sifflet devient source de polémique

Il ne se passe désormais presque plus de journée sans qu’une nouvelle polémique arbitrale ne vienne alimenter les débats dans le football algérien.

Quand le sifflet devient source de polémique
Les erreurs s’accumulent, les interrogations se multiplient et, face à certaines décisions pour le moins surprenantes, le silence des responsables concernés et celui du président de la FAF, Walid Sadi, devient de plus en plus difficile à comprendre. A Sétif, le CS Constantine a été privé d’un penalty flagrant suite à une faute commise sur Dib. Une décision qui suscite forcément des interrogations, notamment sur l’absence d’intervention de la VAR. Si cette technologie a précisément été instaurée pour permettre de corriger les erreurs manifestes et d’apporter davantage de sérénité aux décisions arbitrales, comment expliquer qu’elle ne soit pas intervenue dans une situation aussi litigieuse ? Au-delà de cette action, la prestation de l’arbitre a également laissé une impression inquiétante, notamment avec l’expulsion de Dib, un joueur qui a pris son premier carton après plus d’une centaine de matches officiels. Dépassé par les évènements à certains moments, le même arbitre a semblé proche de perdre la maîtrise du match. Lorsque les erreurs se répètent, les interrogations finissent naturellement par porter sur les critères de désignation, mais également sur le suivi et l’évaluation de leurs prestations. Aujourd’hui, le doute s’installe également autour de l’utilisation même de la VAR. Cet outil, conçu pour réduire les erreurs humaines et sécuriser les décisions les plus sensibles, ne peut remplir son rôle que si son utilisation est cohérente, rigoureuse. Lors du match Olympique Akbou-USM Alger, plusieurs décisions ont été vivement contestées. Le match JS El Biar-JS Saoura a également connu quelques dépassements suite au rendement inexplicable de l’arbitre. A cet effet, la direction du club Sudiste a protesté contre l’arbitrage par un communiqué officiel, car pour les dirigeants de la formation de la Saoura, les décisions de l’arbitre ont fortement pesé sur le déroulement de la rencontre. En Ligue 2, l’annulation d’un but du MSP Batna pour une supposée position d’hors-jeu continue de susciter de vives réactions et interrogations. Comment peut-on refuser un but à un attaquant parti derrière la ligne médiane ? Certes, l’erreur humaine fait partie du football et l’arbitrage n’en est pas exempt. Mais commettre une telle erreur d’appréciation est impardonnable. Alors qui évalue ces arbitres et qui répond de leurs erreurs lorsqu’elles se répètent et finissent par influencer sur le résultat de la rencontre ? Un débat qui dépasse désormais le simple cadre. Car, face à cette succession de polémiques, une clarification de la part des instances compétentes devient plus que nécessaire. Car au-delà des résultats, c’est la confiance dans l’arbitrage et dans l’ensemble du système qui risque progressivement de se fragiliser.