Place au tableau final !

Après une phase de poules marquée par un ratio de buts par match jamais vu depuis les années 1950, le Mondial-2026 est entré dimanche dans sa phase à éliminatio...

Place au tableau final !
A partir de lundi, le rythme va s’accélérer, avec trois superbes affiches, Brésil-Japon, Allemagne-Paraguay et le très alléchant duel entre les Pays-Bas et le Maroc. Les 16es de finale ont donc débuté dimanche à Los Angeles à midi heure locale avec Canada-Afrique du Sud. Pour continuer à tracer leur route dans leur Mondial, les Canucks ont profité du retour bienvenu de leur capitaine Alphonso Davies, blessé jusque-là. Les choses très sérieuses ont débuté et la phase à élimination directe va laisser sur le carreau quelques équipes de bon calibre. Des matches comme le Pays-Bas - Maroc programmé hier à Monterrey, le Belgique-Sénégal ou le Portugal-Croatie, auraient pu faire des quarts de finale très crédibles. Après une phase de poules hésitante, terminée à la deuxième place du groupe K, et avec toujours un doute sur l’apport réel de Cristiano Ronaldo (41 ans), le Portugal fait d’ailleurs partie des favoris les plus fragilisés. Car en cas de succès contre la Croatie de Luka Modric, autre quadragénaire, il faudra sans doute se mesurer ensuite à l’Espagne, qui sera nettement favorite en 16e de finale contre l’Autriche, qualifiée par miracle après son nul 3-3 samedi face à l’Algérie. L’Afrique au top, l’Asie fait flop La fin de la phase de poules est aussi l’occasion de faire un premier bilan des résultats par confédérations. Et à ce petit jeu, c’est l’Afrique qui s’est particulièrement distinguée, avec neuf qualifiés sur les 10 pays engagés, grâce notamment aux derniers tickets arrachés samedi par l’Algérie ou la République démocratique du Congo. Seule la Tunisie, qui a complètement raté son tournoi, n’est pas sortie de sa poule. Bémol au tir groupé africain: aucune équipe n’a terminé première de son groupe. Mais le Maroc, la Côte d’Ivoire, l’Egypte ou la surprise Cap-Vert ont montré de belles choses. L’Europe (13 qualifiés sur 16) et l’Amérique du Sud (cinq sur six) ont comme prévu été solides. L’Ecosse n’a pas passé le premier tour et son sélectionneur Steve Clarke a démissionné comme celui de la Corée du Sud, Hong Myung-bo. Les Sud-Coréens sont restés loin de leurs standards et, plus globalement, l’Asie a déçu avec seulement deux qualifiés sur neuf équipes engagées. L’Irak ou l’Ouzbékistan n’ont pas démérité dans des groupes relevés. Quant à l’Iran, éliminé avec trois matchs nuls, son Mondial aura été marqué par le contexte de la guerre avec les Etats-Unis, qui a pénalisé sa préparation puis le déroulé de sa compétition. Messi ne s’arrête plus Samedi, l’Argentine abordait son match contre la Jordanie (3-1) sans pression, déjà assurée de finir première et de rencontrer le Cap-Vert au tour suivant. S’il avait largement fait tourner son effectif, Lionel Scaloni a quand même fait entrer en cours de jeu l’idole Lionel Messi. L’octuple Ballon d’Or en a profité pour inscrire son sixième but du tournoi, le 19e de son histoire en Coupe du monde. Stratosphérique. Pour la suite, la partie de tableau des champions du monde en titre semble assez dégagée, avec l’Egypte, la Suisse ou la Colombie comme principaux rivaux sur la route des demi-finales. Messi pourrait donc encore accentuer son avance en tête d’un classement des buteurs qui a plus que fière allure. Car derrière l’Argentin et ses six buts, on retrouve Kylian Mbappé, Ousmane Dembelé, Erling Haaland et Vinicius Jr à quatre buts ! Et juste derrière, quelques autres grands attaquants sont en embuscade, à l’image de Harry Kane, qui a marqué son troisième but du tournoi samedi lors de la victoire de l’Angleterre face au Panama (2-0). Une pluie de buts et de records Un festival offensif ! La phase de groupes de la première Coupe du monde à 48 équipes a donné lieu à une orgie de buts: 215 en 72 matches, soit une moyenne de 2,99 par match. Cela en fait le ratio le plus élevé pour une Coupe du monde depuis les années 1950. Au Qatar, fin 2022, la moyenne à l’issue de la phase de groupes était de 2,44 buts par rencontre (2,69 sur l’ensemble de la compétition). En plus de la lutte à distance engagée par les serial-buteurs du foot mondial, d’autres facteurs expliquent ce festival (passage de 32 à 48 nations proposant des oppositions a priori plus déséquilibrées, caractéristiques du ballon officiel, etc.).