Equipe Nationale
Petkovic, le grand paradoxe de la FAF
La prolongation du contrat de Vladimir Petkovic continue de susciter de vives réactions et de faire couler beaucoup d’encre.

La FAF a lors de la dernière réunion évoqué le dossier du sélectionneur national sans toutefois prendre de décision définitive concernant son avenir. Selon certains observateurs, cela risque de porter préjudice à l’équipe nationale et placer la FAF dans une situation délicate ? La question que l’on se pose est la suivante : était-il opportun de prolonger le contrat du sélectionneur national à seulement quelques jours de la coupe du monde ? Après la victoire sur les Pays-Bas, Vladimir Petkovic s’est retrouvé en position de force dans les négociations. A cela s’ajoutent les rumeurs faisant état d’un prétendu intérêt de la Pologne pour le technicien suisse, un élément qui aurait pu lui permettre d’exiger une revalorisation salariale. Autant de zones d’ombre qui alimentent le débat autour de la gestion de ce dossier par la FAF. A propos de l’offre de la Fédération polonaise, estimée à 300.000 par mois à Petkovic, n’a été confirmée par aucune source officielle. Là, plusieurs observateurs s’interrogent ainsi sur la véracité de cette rumeur à quelques jours du début du Mondial. A présent, le dossier Petkovic a pris une nouvelle tournure. Déterminé à poursuivre son aventure à la tête de l’EN, le coach suisse a clairement fait savoir qu’il n’envisageait aucun départ avant la fin de son contrat. Selon certaines sources, le sélectionneur national aurait informé le président de la FAF, Walid Sadi, que toute décision de mettre fin à son contrat entrainerait le paiement de l’ensemble de ses salaires et indemnités jusqu’à son échéance. Ainsi donc, l’annonce avancée ici et là et relative à l’existence d’une clause permettant une résiliation du contrat contre une indemnisation entre deux ou trois mois de salaires n’a jamais existé dans l’esprit du sélectionneur national et cette divergence à propos des clauses contractuelles pourrait ouvrir un nouveau conflit entre les deux parties. Prise au dépourvu, notamment après la montée au créneau du public algérien pour limoger Petkovic, la FAF a confié à une commission technique nationale l’évaluation du bilan du coach national au Mondial, alors que la FAF tente de gérer les répercussions de l’échec du mondial. Cela peut, à première vue, être considérée comme une démarche professionnelle. Mais, cette initiative soulève de nombreuses interrogations et semble contradictoire, alors qu’il fallait entamer cette évaluation bien avant la coupe du monde. L’incohérence apparaît encore plus évidente. Où était donc cette commission lors de la prolongation du contrat ? Passer d’une décision de continuité à une éventuelle rupture de contrat confirme une certaine improvisation dans la gestion de ce dossier et l’absence d’une stratégie technique claire concernant l’avenir de l’équipe nationale. Pour de nombreux analystes, la mise en place d’une telle commission servirait surtout à gagner du temps et d’éviter un contentieux avec Petkovic. La stratégie adoptée par la FAF consiste à pousser le coach national à préparer son départ sans les préjudices financiers évoqués plus haut. En attendant, le suspense demeure entier.