L’Espagne s’inquiète pour ses ailes

Avec les blessures de Nico Williams et Yéremi Pino et la forme oscillante de Lamine Yamal, l’Espagne s’inquiète pour ses ailes au moment de retrouver les matche...

L’Espagne s’inquiète pour ses ailes
«Nous commençons à être justes» alors «si nous devons jouer sans ailiers, nous jouerons sans ailiers, il faudra proposer d’autres options sur le plan du jeu», a reconnu le sélectionneur Luis De La Fuente vendredi à Guadalajara (Mexique) après le pénible succès (1-0) face à l’Uruguay. Ses mots illustrent le problème majeur auquel est confrontée la Roja, qui a terminé en tête de son groupe sans vraiment impressionner jusque-là. Au-delà du niveau de jeu des champions d’Europe en titre, les inquiétudes portent sur la forme physique de leurs ailiers, et en particulier des deux flèches Lamine Yamal et Nico Williams qui étaient attendues pour porter l’attaque comme lors de l’Euro il y a deux ans. Mais après les trois premiers matches de ce Mondial, rien n’y ressemble. Le prodige Yamal revient progressivement d’une blessure à la cuisse gauche qui l’a éloigné des terrains depuis le 22 avril. Attaque libérée Après avoir joué une vingtaine de minutes face au Cap-Vert (0-0), le Barcelonais a été aligné 45 minutes contre l’Arabie saoudite (4-0) et a fait un bien fou à la Roja. Buteur, il a aussi libéré offensivement ses coéquipiers contre un adversaire très faible défensivement. Vendredi contre l’Uruguay (1-0), l’attaquant de bientôt 19 ans a semblé beaucoup plus emprunté physiquement. Hormis quelques éclairs, il n’a jamais vraiment réussi, pendant 75 minutes, à faire la différence ni à créer du danger dans son couloir droit. Il a été moins vif dans les un contre un et s’est heurté à une défense plus en place et plus agressive que celle de l’Arabie saoudite. Son match donne l’impression qu’il a encore besoin de monter en puissance pour revenir à 100%, alors que son remplaçant Yéremi Pino s’est blessé gravement vendredi. Victime d’une fracture au niveau de l’épaule, il pourrait être forfait pour le reste du Mondial, selon le sélectionneur. A droite, Ferran Torres n’est pas dans la meilleure période et a encore manqué une grosse occasion face à l’Uruguay en fin de match (87e). Mais la Roja a des soucis à se faire aussi de l’autre côté, dans le couloir gauche. Williams dans le doute L’autre flèche et ami de Yamal, Nico Williams, pourrait avoir connu une nouvelle blessure musculaire. L’attaquant de 23 ans, qui a aussi souffert d’une pubalgie (comme Yamal) cette saison, s’est blessé il y a un mois aux ischios-jambiers et a manqué la fin de la saison avec l’Athletic Bilbao. Après avoir joué 3 minutes pour l’entrée en lice de l’Espagne, puis 30 minutes dimanche et 14 minutes vendredi, Nico Williams a «ressenti une gêne», selon son sélectionneur. «Cela peut être une surcharge, cela peut être de la fatigue», a expliqué De La Fuente qui a pris peu de risques avec lui depuis le début de la compétition. En attendant un examen samedi au camp de base espagnol à Chattanooga (Tennessee), il semble peu probable qu’il soit aligné pour les 16es de finale jeudi à Los Angeles. En plus, l’autre ailier gauche, Victor Munoz, qui vient de signer à Liverpool, souffre musculairement depuis plus d’une semaine. Il a repris la course et s’entraîne désormais à part du groupe. Pour combler ces absences, De La Fuente a déjà essayé plusieurs solutions, qui n’ont pas vraiment convaincu jusque-là. C’est Alex Baena, titulaire et seul buteur vendredi, qui a donc eu le plus de temps de jeu à ce poste depuis le début du tournoi mais il s’est montré beaucoup moins percutant que Wlliams. La solution pourrait donc venir des milieux Gavi et Dani Olmo pour faire face à l’hécatombe de blessures. Et donc possiblement jouer sans ailier.