Mondial 2026
France-Espagne, une finale avant une finale
Ce sera France-Espagne ! Les Bleus affronteront le 14 juillet pour une place en finale de Coupe du monde l’un de leurs meilleurs ennemis, la Roja, impitoyable d...

Après avoir largement dominé le Maroc (2-0), les Français et leur attaque de feu hériteront de l’équipe la plus difficile à jouer du Mondial, dans un remake de la demi-finale du dernier Euro, qui avait tourné à l’avantage des hommes de Luis de la Fuente. Il y a deux ans et un jour à Munich, les coéquipiers de Randal Kolo Muani, premier buteur, s’étaient rapidement fait remonter et puis avaient couru en vain pendant une heure après une égalisation qui n’était jamais venue. Un arrière goût d’inachevé que les Diables rouges ressentent certainement vendredi soir. Sur le papier, il ne devait pas y avoir de match face à l’Espagne, qui n’avait pris aucun but depuis le début du tournoi. Et quand Fabian Ruiz, titularisé à la place de Pedri, a marqué à la 30e, le public du spectaculaire SoFi Stadium de Los Angeles a pu penser que l’heure suivante serait un long chemin de croix pour les Belges. Mais les Diables rouges ont fait beaucoup mieux que résister: ils ont prouvé que les filets d’Unai Simon étaient aussi faits d’une matière qui peut trembler. L’artisan de ce petit exploit a été Charles De Ketelaere, déjà auteur d’un doublé en huitième contre les Etats-Unis. L’attaquant de l’Atalanta Bergame a inscrit juste avant la pause un vrai but de N°9, en s’imposant épaule contre épaule face à Pau Cubarsi pour marquer de la tête. La deuxième période a même été équilibrée jusqu’au tournant du match, à la 71e, quand l’épouvantail belge, Thibaut Courtois, blessé, a dû être remplacé dans les cages par Senne Lammens. Pour sa 3e sélection, le portier de Manchester United aura commis une seule faute, dans les dernières minutes, quand après un tir de Cubarsi, il n’a pu bloquer le ballon que le «super-sub» Mikel Merino a repris pour être à nouveau décisif, comme en huitième face au Portugal. Sans pitié comme à son habitude, l’Espagne fait peur. Plutôt que de convoquer le douloureux souvenir de l’Euro en cet été 2024, où leurs supporters avaient vite basculé dans la féérie olympique, les Bleus pourront se remémorer leur seule opposition en Coupe du monde face à l’Espagne. C’était en 2006, déjà en Allemagne, mais à Hanovre. Face à une France vieillissante, la presse espagnole avait promis de mettre Zinédine Zidane à la retraite. Au stade des huitièmes, l’orgueil espagnol avait été sévèrement puni (3-1) par une équipe de France qui ne craignait rien ni personne. Mardi à Dallas, l’Espagne aura une revanche à prendre, la France une fête nationale à fêter. «Il n’est pas exagéré de qualifier ce match de finale avant l’heure», a résumé De la Fuente vendredi en conférence de presse. «Nous avons le plus grand respect pour nos adversaires, mais nous nous sentons capables de battre n’importe quelle équipe.»