Equipe Nationale - Réunion du Bureau fédéral samedi
De fortes décisions sont attendues
Le sacre continental décroché au Caire en 2019, considéré comme l’un des plus grands exploits de l’histoire du football algérien, semble aujourd’hui laisser pla...

Derrière l’euphorie de ce triomphe, certains observateurs estiment que cette victoire a favorisé l’installation d’un climat où les intérêts personnels ont progressivement pris le pas sur les considérations purement sportives. Les partisans et les opposants de Djamel Belmadi continuent de s’opposer, tandis que les spéculations sur l’avenir de Vladimir Petkovic alimentent quotidiennement la polémique, en attendant son dénouement. Dans ce contexte, une question revient avec insistance : quel est le rôle de la direction technique nationale ? En principe, cette structure est chargée de définir la stratégie et les orientations techniques du football national. Aujourd’hui, le climat actuel ne prête guère à l’optimisme devant cette confusion où chacun propose n’importe quoi à la tête des ‘Verts’. Pourquoi l’équipe nationale a-t-elle enchainé les désillusions depuis le sacre 2019 ? Pourquoi, nos clubs n’arrivent plus à rivaliser avec les autres équipes africaines dans les compétitions continentales ? A cela s’ajoute l’épineuse question de la formation. Porté par l’euphorie, le football algérien a tardé à préparer la relève, misant durablement sur les joueurs de 2019. Cette absence d’anticipation a fini par révéler ses limites. Quel avenir de Vladimir Petkovic ? L’élimination et surtout la prestation des ‘Verts’ ont créé un tsunami de contestations qui pourrait emporter tout ou partie des responsables du fiasco. Des voix s’élèvent pour réclamer un changement radical. On vient d’apprendre que la FAF s’apprête à annoncer l’identité du nouveau sélectionneur national dans les prochains jours, afin de mettre fin aux nombreuses spéculations qui entourent la succession de Petkovic. Alors que son nom circulait avec insistance pour prendre les rênes de l’EN, Antar Yahia pourrait finalement ne pas être nommé à la tête des Verts. La raison ? Selon nos informations, l’ancien capitaine de la sélection nationale ne possède ni la licence CAF Pro ni la licence UEFA Pro, condition exigée pour diriger une sélection nationale. A cet effet, Antar Yahia risque, selon notre source, de ne pas être nommé sélectionneur national, mais pourrait rejoindre le futur staff technique en tant qu’assistant. Une chose est sûre : aucune décision ne sera prise avant que le dossier Petkovic ne soit définitivement clos. Par ailleurs, la décision de la FAF de prolonger le contrat de Vladimir Petkovic avant le Mondial semble être la source de ce remue-ménage avec un bras de fer juridique qui se profile entre la FAF et le désormais ex-sélectionneur des ‘Verts’. Car, sur le plan de la gestion sportive, une telle initiative peut apparaitre prématurée, dans la mesure où la coupe du monde constitue le principal indicateur permettant d’évaluer le travail du staff technique national. En règle générale, les grandes compétitions offrent aux fédérations l’ensemble des éléments nécessaires pour dresser un bilan : résultats, qualité de jeu, gestion du groupe et capacité à atteindre les objectifs fixés. Attendre la fin du Mondial aurait ainsi permis à la FAF de disposer de tous les paramètres avant d’entamer d’éventuelles négociations. Tout pourrait s’éclaircir samedi prochain lors de la réunion du Bureau fédéral. Selon notre source, l’ordre du jour sera dominé par le bilan de la participation de l’équipe nationale au Mondial 2026. Lors de cette séance de travail, les membres de la FAF procèderont à l’évaluation du travail accompli par le staff technique national afin de se prononcer sur l’avenir de la sélection nationale. Le président de fédération, Walid Sadi, a tenu que cette décision soit prise de manière collégiale en présence de l’ensemble des membres du Bureau fédéral.