France

Les fonctionnaires manifestent pour leur pouvoir d’achat

De milliers d’agents publics, y compris les pompiers, ont manifesté mardi en France pour protester contre le recul de leur pouvoir d’achat, à quelques mois de l...

Les fonctionnaires manifestent pour leur pouvoir d’achat
Plus de 170 manifestations étaient annoncées à travers le pays, à l’appel d’une large intersyndicale (CGT, FO, la CFDT, UNSA, la FSU, Solidaires, CFE-CGC et la FA-FP) pour réclamer une revalorisation des salaires des fonctionnaires et des «moyens budgétaires à la hauteur» des missions des services publics. La CGT a promis une «journée noire», avec des écoles ou des cantines scolaires fermées, et les autorités s’attendaient à voir défiler entre 20.000 et 40.000 personnes, hors pompiers. Le prochain budget de l’Etat doit être présenté jeudi, et les agents publics dont les revenus sont grignotés année après année par l’inflation sont furieux de l’annonce par le gouvernement d’un nouveau gel du point d’indice. Depuis 2017, les agents publics français n’ont vu leur point d’indice revalorisé qu’en 2022 (3,5%) et 2023 (1,5%), soit une revalorisation totale légèrement supérieure à 5%. Entre-temps, selon les chiffres officiels de l’Insee, l’inflation cumulée depuis 2017 aura atteint 24,17% à la fin 2026. «Le gel du point d’indice, ça veut dire une baisse de salaire pour des millions d’agents publics qui sont déjà parmi les moins bien payés des pays de l’OCDE», a dénoncé mardi la numéro un de la CGT Sophie Binet sur BFMTV/RMC. Elle a appelé le gouvernement à «changer ce projet de budget qui est dangereux pour le pays et qui nous fait foncer à 200 km/h dans le mur de la récession». «On ne peut pas avoir des services publics de qualité s’il n’y a pas de conditions de travail de qualité : c’est reconnaître le travail qui est accompli», a fait valoir la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon lundi sur France 2. Parallèlement, des blocages de lycées ont continué mardi avec des tensions dans plusieurs villes. Le mouvement est parti d’établissements de banlieue parisienne où depuis une semaine, des lycéens se mobilisent contre des classes et des emplois du temps surchargés ou des absences de professeurs.