L’été de tous les dangers

Entre l’ElNino- scepticisme et le dévoiement de l’intelligence artificielle, le prince préfère devenir larbin.

L’été de tous les dangers
L’été aura ainsi été une succession d’alertes. Aussi méchantes les unes que les autres. Apocalyptiques et parfois sans appel. Comme ce sacré ElNino qui se manifeste dans sa version la plus sévère et qui nous promet, selon les plus optimistes, des températuresélevées jusqu’au mois de février 2027. Il y a aussi ce rififi soudain dans la galaxie de l’I.A. Comme ces grands spécialistes, experts en la matière, qui abandonnent, pour certains, leur engagement et dénoncent de graves dévoiements qui de servir préfèrent asservir et qui selon eux, pourraient remettre en cause l’existence même de l’humanité. Et Dario Amodei, l’un des papes en la matière, ne semble pas, dans ses déclarations les plus récentes, contredire cet état de fait. Au seuil de l’automne qui vient, l’humanité est donc prise en étau entre les effets inquiétants du changement climatique qui s’emballe sans prévenir personne et ces dangers mortels de l’intelligence artificielle lorsqu’elle est utilisée à mauvais escient. En dehors de ces risques majeurs, la réalité du monde est autrement moins réjouissante. Des conflits incessants qui s’éternisent et qui après avoir généré ce génocide qui se poursuit toujours à Gaza s’entêtent sans succès à vouloir neutraliser par la guerre et le mensonge un Iran impérial, combattif et qui n’a pas encore révélé l’ampleur de sa résilience. Il y’a aussi ces larbins qui veulent jouer aux Caïds, picorent dans les déjections de la condition humaine et se réjouissent du chaos qu’ils sèment à tout vent. Sans doute en bons nouveaux initiés au satanisme et aux messes noires. Et puis il y’a cette grande Algérie qui renait chaque jour que Dieu fait. Et cette histoire qui transperce le brouillard ambiant pour laisser place au soleil. L’Histoire d’une algérienne tombée en martyre. Une étudiante en médecine qui rejoint les maquis algériens et qui comme beaucoup d’autres célèbres militants et chefs de guerre de son époque avaient tout pour eux. Une jeunesse à vivre, un environnement familial plutôt aisé, des rêves aussi mais surtout l’intime conviction que le bonheur ne mérite d’exister que lorsqu’il estpartagé et que sans liberté il ne peut exister. Cette liberté qui suppose la réappropriation de la terre des ancêtres, cette terre qui ne sera jamais à vendre, et la fin du joug colonial. Un film donc inspiré de fait authentiques, servi par une pléiade de nouveaux acteurs algériens dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont du talent. Un rappel historique à côté duquel l’on se sent nécessairement tout petit et qui vous fait du bien. Et vous fait dire avec conviction que les princes qui nous cherchent seront toujours de sempiternels valets que la dynamique de l’histoire humaine continuera toujours d’ignorer.