One, two, three, Viva Diaspora ? Oui… mais !

S’il y a un pan de la société algérienne qui constitue une très forte préoccupation des autorités nationales, c’est bel et bien la diaspora. Que celle-ci se tro...

Les plus significatives attentions, et les plus récentes, sont celles de l’augmentation de sa représentativité au sein de l’APN, de la création d’un conseil regroupant les élites scientifiques se trouvant à l’étranger, l’appel en équipes nationales sportives d’athlètes binationaux, les facilités et aides étatiques de toutes sortes, dont celles liées aux transports maritimes et aériens et aux séjours de jeunes dans le pays natal de leurs parents Il est vrai qu’il y avait un grand retard à rattraper, tant il est vrai que, par le passé, on s’est s’était enfermé dans des démarches assez bureaucratiques ou politiciennes, pour la plupart freinant les actions quand elles ne généraient pas des réactions hostiles, tant de la part d’une partie de la dite diaspora que des pays d’accueil, tout particulièrement en France, pays qui n’a pas encore digéré ses défaites coloniales. Aujourd’hui encore ! Il n’en reste pas moins vrai que tout en la respectant, il faudrait prendre en compte les éventuelles réalités contre-productives, nuisibles à l’image de la diaspora elle-même et par contrecoup à l’Algérie. Ainsi, tout dernièrement, la presse française, tout particulièrement celles des «mabouls» et des «charognards», s’est promptement saisie du cas d’un adolescent franco-algérien de 14 ans, surnommé «Hamza la Douane». En l’espace de quelques jours, «Hamza La Douane» est devenu le plus célèbre — et le plus ciblé — de France. Pour une partie de la droite et de l’extrême droite, cet adolescent turbulent aurait transformé le canal Saint-Martin en zone de non-droit. De la «graine de violence», disent-ils ! En effet, le jeune homme, transformé en faux douanier, s’est fait connaître via des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux où il met en scène un système de «péage» improvisé. Sans que les parents n’interviennent pour arrêter le «cirque». Bien sûr les «charognards» ont vite fait d’insister sur l’origine algérienne du gamin que l’on a vu et montré portant l’emblème national. Et, je crois même l’avoir entendu dire, qu’il imitait certains services frontaliers. Heureusement pour nous, à Boston, aux USA, un autre gamin de 14 ans a fourni l‘exemple inverse. C’est Wassim, un Algéro-américain, qui a été agressé par des supporters marocains en marge du match Pays Bas-Maroc. Son tort : porter fièrement le maillot de l’équipe nationale algérienne. Les images, rapidement devenues virales sur les réseaux sociaux, ont montré une scène d’une violence gratuite et lâche contre l’enfant. Victime certes, mais devenu un symbole de fierté nationale plutôt que simple fait-divers. La justice américaine s’est saisie de l’affaire pour juger les coupables de l’agression.