La Belgique bat Donald Trump 4 à 1
Le football est un sport merveilleux, parfois empreint de malice.
Il arrive qu’il rappelle, avec une élégance toute particulière, qu’un coup de téléphone peut parfois, infléchir une décision, mais qu’il ne permet pas de gagner un match. Comme le suggérait naguère le regretté Diego Maradona avec sa célèbre «main de Dieu», le sport-roi offre même parfois des occasions où le destin semble vouloir jouer un rôle déterminant. Voilà de quoi il s’agit (mais tout le monde est déjà au courant) lors de l’actuelle Coupe du monde de football, et quelques temps avant le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique, le ballon rond avait laissé place au téléphone rouge. L’expulsion de l’attaquant américain Folarin Balogun durant le tour précédent devait normalement le priver de cette rencontre décisive. Mais, à la surprise générale, la suspension a été gelée après une intervention directe de Donald Trump auprès du président de la FIFA. Le message était clair : lorsqu’on est puissant, certaines règles peuvent devenir… négociables. Cette décision a suscité un malaise, si on peut dire mondial. Beaucoup y ont vu une dangereuse confusion entre ingérence politique et éthique sportive. Car si les règles existent, c’est précisément pour qu’elles s’appliquent de la même manière à tous, quels que soient le pouvoir, le prestige ou l’influence de chacun. Le football (et la morale) a cependant répondu de la plus belle des façons. Après avoir protesté vainement, la Belgique a laissé parler ce qui compte vraiment : le jeu. Au coup de sifflet final, le score était sans appel : quatre à un en faveur des ‘Diables rouges’. La leçon de cette histoire est simple : le football n’échappe ni aux influences ni aux polémiques. Mais, ce soir-là, le terrain a rappelé une vérité essentielle : il existe heureusement encore des endroits et des moments où l’arrogance découvre ses limites. À la fin du match, le tableau d’affichage indiquait : Belgique 4 – États-Unis 1. Mais dans l’esprit de beaucoup, il affichait plutôt : Belgique 4 – Donald Trump 1.