Foot mondial : ce qui va changer

Durant des décennies et des décennies, l’industrie cinématographique américaine a dominé le monde du spectacle.

Presque tous les pays ont subi son joug, tant sur le plan commercial que sur le plan culturel. Même le monde communiste, pourtant développant un autre contenu plus social et moins commercial, n’a pu résister longtemps aux offensives, les nouvelles technologies ayant accéléré le processus de pénétration et de mimétisation. On était devenus tous des « cow-boys » (ce qui, paradoxalement, nous a permis de bien résister et de lutter contre les « envahisseurs » la tribu des « Pieds Noirs ») et des rangers et les jeunes rêvaient tous de Blek le Roc, de Michael Jackson, de Madonna, d’Hollywood et de Las Vegas quand ce n’est pas du « Parrain ». Tout ceci dit globalement. Bien sûr, ce ne sont pas les actes de résistance qui ont manqué. Hélas, ce ne furent là que des « hirondelles » créant seulement de courtes éclaircies, mais jamais des printemps durables. C’est tout dire de la puissance de frappe culturelle des Etats-Unis d’Amérique qui, bon gré, mal gré, a façonné une très large partie des comportements humains, souvent avec brutalité (tout en laissant, au passage, souvent, des plumes mais qu’importe, l’aigle américain réputé bien fourni), mais la plupart du temps « en douceur et en profondeur ». Ce n’est là qu’un exemple parmi les plus criards et jusqu’ici le plus étudié par les psycho-sociologues, tout particulièrement durant les années 70 et 80, et qui, de guerre lasse, ont « démissionné ». Un autre exemple est en train de nous pendre au nez. Celui du football. Et ce grâce (ou à cause) de la récente Coupe du monde qui se déroule aux Etats-Unis, bien plus qu’au Canada et au Mexique. Un événement, étalé sur 39 jours, qui va rapporter, à la FIFA environ 16 à 17,3 milliards de dollars. Colossal ! Mais là n’est pas le propos. On est en train d’assister, à travers le déroulement des rencontres, à l’émergence de nouvelles règles correspondant bien plus à la manière de pratiquer le sport (le foot et le basket américains entre autres) aux Etats-Unis. Beaucoup plus de brutalité ou presque pas de cartons jaunes, peu de cartons rouges (et lorsqu’il y en a, c’est assez vite effacé), des pauses fraîcheur des coupures publicitaires à plus soif et la dictature du VAR. Et, peut-être une Coupe du monde (2030) passant de 48 à 64 sélections. Seule faute ayant encore échappé à ces « nouveaux » règlements, assurément imposés par l’industrie du « sport-spectacle », plus rémunérateur (des pays, des clubs, des joueurs et surtout des entreprises industrielles et commerciales), en spectateurs-consommateurs et en publicité, le jeu de mains. --------------------------------------------------------------- Note : Reprise de Fb/Ali Selhani : « Quand Trump rappelle un précédent algérien » « Donald Trump est parvenu à faire annuler un carton rouge infligé à un joueur de l'équipe nationale américaine lors de cette Coupe du monde de 2026. Un précédent comparable s'était déjà produit en Afrique, un demi-siècle plus tôt. En 1976, lors du match aller de la finale de la Coupe d'Afrique des clubs champions opposant le MC Alger au Hafia de Conakry, Ali Bencheikh avait été expulsé. À l'époque, Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères d'une Algérie influente sur la scène africaine, est intervenu auprès du président de la CAF, M. Ydnekatchew Tessema, afin d'obtenir l'annulation de cette sanction. La requête fut acceptée, permettant ainsi au "chouchou" du Mouloudia de participer au match retour disputé au stade du 5-Juillet à Alger, où le MC Alger allait conquérir le premier titre continental de son histoire et de celle du football algérien ».