AUX URNES, CITOYEN (NE)S !
La campagne électorale en vue des élections législatives tire à sa fin.
Durant quelques semaines elle a imposé, au paysage politique national, malgré la forte concurrence des compétitions de la Coupe du monde de football, tout un remue-méninges sociétal et médiatique. Objectivement le bienvenu, afin de relancer les activités et les débats politiques. Tant il est vrai que la législature passée ne s’est pas signalée par des échanges dignes de capter l’attention des citoyens. En dehors de quelques «sorties» de quelques élus, bien plus dénonciateurs que proposants, et beaucoup plus destinées aux cameramen qu’au grand public. Une gestion presque tranquille qui, pourtant et heureusement, a généré un grand nombre de textes pour la plupart présentés par le gouvernement. On ne peut pas dire que les Algériens ne sont pas habitués aux élections. Depuis 1962, on en a vu de toutes les formes : référendaires, législatives, sénatoriales, locales, présidentielles avec des participations diverses allant de la plus large à la plus décevante, de la plus consensuelle à la moins acceptée. On en a vu même quelques-unes, heureusement fort rares, peut-être organisées dans la précipitation ou dans l’ivresse d’une démocratie «mal-traitée», qui ont généré une tragédie nationale, durant toute une décennie ainsi que des traumatismes et des déprimes non encore totalement disparus, s’ajoutant à ceux nés lors de la lutte anticolonialiste: le fameux et dramatique «brouillage mémoriel» décrit par l’essayiste et psychiatre Karima Lazali (2019), «héritage invisible d’une blessure profonde transmise de génération en génération». De ce fait, on peut dire que le pays revient de loin, de très, très loin, ce qui nous a menés à une longue convalescence, hélas toujours perturbée et/ou freinée par des «interventionnismes» extérieurs, provocateurs sinon belliqueux et, aussi, par des comportements électoraux ne répondant pas aux règles édictées (exemple de visages de femmes candidates floutés). C’est pour cela que, quelles que soient les orientations politiques et idéologiques des partis (plus d’une vingtaine) et des candidats en compétition (élections du 2 juillet), encore et toujours très nombreux ( près de 9.500 et plus de 430 à l’étranger) car ne connaissant pas -encore- la fameuse «déprime des politiques» (une «maladie» qui voit nombre de responsables, surtout des élu (e)s, même bien élu (e)s, «raccrocher les gants»), les citoyen (ne)s ont le devoir de se rendre aux urnes et de voter pour le candidat et/ou le parti de leur choix. Tout en n’oubliant pas, lors des élections prochaines en vue du renouvellement des mandats, ou lors des rencontres sur le terrain et dans les «permanences», lorsque celles-ci existent, les promesses faites. Un devoir ? Plus que ça. Une obligation morale et patriotique. Conclusion : Aux urnes, citoyen (ne)s !