Pour nettoyer les fonds marins du port de pêche d’Oran

Une grande opération de dragage en perspective

La direction des Travaux publics va lancer une étude globale et approfondie portant sur une opération de dragage ciblant le port de pêche et de plaisance d’Oran...

Une grande opération de dragage en perspective
La direction des Travaux publics va lancer une étude globale et approfondie portant sur une opération de dragage ciblant le port de pêche et de plaisance d’Oran. Selon les premières estimations, il est question de l’extraction de plusieurs dizaines de millions de mètres cubes de matériaux situés sur les fonds des plans d’eau de cette infrastructure portuaire. En attendant l’aval du ministère de tutelle pour l’inscription de cette étude, nos sources précisent d’ores et déjà qu’il s’agira de réaliser des travaux de génie portuaire (creusement de bassins ou de chenaux), d’entretenir les chenaux maritimes empruntés par les bateaux et autres embarcations de pêche et de plaisance et qui sont comblés par les sédiments, d’effectuer des opérations de remblaiement et d’extraire des granulats marins pour répondre aux besoins du secteur de la réparation-construction. Il est ainsi prévu que les travaux de dragage seront réalisés par des navires et engins spécialisés dont les caractéristiques dépendent de la nature des travaux et de l’environnement dans lequel ils doivent être effectués : dragues hydrauliques ou dragues mécaniques, navires capables de manœuvrer ou simples pontons. Les matériaux extraits seront stockés à bord pour être transportés plus loin, placés dans des barges attenantes ou évacués par des canalisations. Les sédiments, lorsqu’ils sont extraits de zones concentrant des activités industrielles ou portuaires, comme c’est le cas pour cette opération visant le port mixte d’Oran (commercial, transport de voyageurs et pêche) et le port d’Arzew (dédié essentiellement à l’export d’hydrocarbures), peuvent être fortement pollués notamment par les métaux lourds. Pour ces raisons, ainsi que pour contrôler l’incidence du dragage sur l’environnement au sens large, l’activité de dragage est généralement contrôlée et implique de ce fait les services de l’Environnement, précise-t-on. Il y a lieu de rappeler que le port d’Arzew a connu, il y a près de cinq ans, quoique de manière partielle et limitée, des travaux de dragage dans le cadre de son projet d’extension. Une opération qui a été marquée par la mise à l’eau d’une drague aspiratrice à désagrégateur auto-navigable de fabrication chinoise et qui compte parmi les plus grosses et les plus avancées au monde. MISE À NIVEAU DU PORT Par lots successifs, la mise à niveau de l’infrastructure du port d’Oran se poursuit pour mettre à jour ses différents compartiments en y apportant des améliorations en termes de capacité, de performance et du perfectionnement. Dernier acte en date : le confortement et la rénovation du quai Dunkerque, l’un des 13 quais que compte ce port. Après le confortement de la jetée, l’extension du terminal à conteneurs, la réhabilitation et le rempiètement des quais de Sénégal et de Conakry, notamment, c’était au tour du quai de Dunkerque de «se refaire une santé». Le chantier n’était guère une tâche aisée : il était question de consolider et de conforter une levée de pierres et autres ouvrages de maçonnerie, en état d’usure assez avancé, constitué d’un mur de soutènement et longée d’une plateforme, sur une distance de 220 mètres, en plus d’un segment en quai vers la mer long de 3,5 mètres, avec une profondeur de 9 mètres. Le tout en une durée maximale de 24 mois, délai contractuel accordé à l’entreprise Meditram, retenue pour l’exécution de l’opération. Au terme des travaux et des équipements qui y auront lieu, le quai Dunkerque a désormais la possibilité d’accueillir un bateau de grand volume ou deux bateaux de moyen volume. Ce projet est pratiquement identique à celui lancé récemment et qui a porté sur la rénovation du quai de Conakry. Ce dernier a été réceptionné après l’achèvement des travaux de sa réfection. Le quai Conakry a été réceptionné après la fin des travaux de réfection et opérationnel dès l’été 2018. Il en est de même pour le quai du Sénégal ayant connu des travaux de réfection. Ce quai est destiné à l’accueil des navires de transport de voyageurs. S’étendant sur 250 mètres de long et disposant d’une profondeur de 10 m, le quai secondaire Casablanca peut accueillir deux navires en même temps. La partie Est du port d’Oran a également connu des travaux de réhabilitation du quai commercial les Genêts, ces derniers s’étendent sur une longueur de 198 mètres et portent sur l’extension et le dragage sur une profondeur de 12 mètres. Le coût de ce projet se situait autour de 200 millions DA puisés du budget de l’EPO. Ledit quai permet d’accueillir des navires de capacités de tonnage moyen et d’exporter le clinker (ciment). Le quai commercial les Genêts, auquel s’ajoutent les quais du Ghazaouet et de Gabès, devait être totalement dédié à l’exportation de ce matériau de construction. Le port d’Oran dispose de 13 quais, de même qu’un terminal à conteneurs. Il est connecté à l’autoroute Est-Ouest via une voie express dite la pénétrante autoroutière du port d’Oran et dont une partie de 8 km est opérationnelle depuis août dernier.