Hydrogène vert et ports du futur

L’USTO-MB consolide le pont énergétique entre l’Algérie et l’Italie

L’hydrogène vert s’impose progressivement comme l’un des leviers majeurs de la transition énergétique dans le secteur maritime et portuaire.

L’USTO-MB consolide le pont énergétique entre l’Algérie et l’Italie
C’est dans cette perspective que l’Université des sciences et de la technologie d’Oran - Mohamed-Boudiaf (USTO-MB) et sa filiale USTOMB FPS Spa ont participé avant-hier, à Livourne en Italie, à une table ronde consacrée aux compétences et aux infrastructures nécessaires au développement de cette filière stratégique. Organisée par la fondation Gente di Mare, la rencontre a réuni des représentants d’institutions, d’universités et d’entreprises autour des enjeux technologiques, industriels et humains liés à l’intégration de l’hydrogène vert dans les activités maritimes et portuaires. La délégation de l’USTO-MB était conduite par son recteur, le professeur Ahmed Hamou. Elle comprenait également des représentants de sa filiale USTOMB FPS Spa, à savoir Nasreddine Sayad, président du conseil d’administration (PCA), Brahim Berreguig, directeur général (DG), et Ibrahim Ayad, chef de projet au sein de la filiale. Les échanges ont porté sur plusieurs maillons essentiels de la chaîne technologique de l’hydrogène et des énergies propres. Les participants ont notamment examiné les enjeux liés à l’électrolyse de l’eau, aux énergies renouvelables, au stockage, aux piles à combustible et aux systèmes cryogéniques, ainsi qu’aux questions relatives à la sécurité et à la certification. Le rôle du gaz naturel liquéfié (GNL) et du bio-GNL dans la transition énergétique a également été abordé, dans le cadre des réflexions consacrées à l’évolution des solutions énergétiques dans les secteurs maritime et portuaire. La formation, un enjeu central Au-delà des technologies et des infrastructures, la question des compétences humaines a occupé une place importante dans les discussions. Le développement de nouvelles filières énergétiques nécessite en effet des profils qualifiés capables d’accompagner leur déploiement, leur exploitation et leur évolution. La directrice générale de Gente di Mare, Elena Di Tizio, a ainsi insisté sur la nécessité de placer les compétences au cœur de cette transformation. « La technologie peut transformer l’avenir de l’énergie, mais elle ne peut fonctionner pleinement sans des personnes correctement formées », a-t-elle souligné. L ambition affichée par Gente di Mare est de faire évoluer les échanges engagés à Livourne vers des actions concrètes, notamment à travers la formation spécialisée, la recherche appliquée et la réalisation de projets susceptibles de renforcer les liens entre l’Italie et l’Algérie. Cette rencontre constitue ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre les acteurs universitaires, industriels et institutionnels des deux pays autour des enjeux liés à l’hydrogène vert, aux nouvelles technologies énergétiques et à l’avenir des infrastructures portuaires.