Protection de l’environnement marin à Oran

150 mètres de filets fantômes récupérés au large de Cap Rousseau

La lutte contre les déchets et les équipements de pêche abandonnés en mer se poursuit au large des côtes oranaises.

150 mètres de filets fantômes récupérés au large de Cap Rousseau
Une troisième opération de récupération des filets fantômes a été menée vendredi au niveau de la plage rocheuse de Cap Rousseau, dans le cadre d’une campagne visant à débarrasser les fonds marins de ces engins de pêche qui représentent une menace permanente pour la faune et la flore aquatiques. Cette intervention a été organisée à la veille de la célébration du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution de libération nationale, à l’initiative de la Direction de la pêche maritime et de l’aquaculture d’Oran, en coordination avec le groupement territorial des gardes-côtes et la station maritime principale d’Oran. La partie opérationnelle a été assurée par sept plongeurs de l’association et du club sportif «Barbaros », dont le savoir-faire et l’expérience ont permis de mener cette intervention dans de bonnes conditions. Cette troisième sortie s’inscrit dans la continuité des précédentes opérations engagées au large de la commune d’Oran. Elle a permis de récupérer un important filet abandonné, d’une longueur de 150 mètres, retrouvé à une profondeur de 20 mètres. Une intervention qui témoigne de l’ampleur du problème posé par la présence de ces équipements de pêche dans les fonds marins et de la nécessité de multiplier les actions de récupération pour limiter leurs effets sur le milieu naturel. Les opérations devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec pour objectif de libérer progressivement les espaces sous-marins de ces pièges qui continuent de capturer des animaux marins, même après avoir été abandonnés par leurs utilisateurs. Les filets fantômes désignent les filets de pêche perdus, abandonnés ou rejetés volontairement en mer. Contrairement aux équipements utilisés dans le cadre d’une activité de pêche contrôlée, ils continuent à capturer poissons, crustacés, tortues et autres organismes marins sans aucune intervention humaine. Ce phénomène, appelé «pêche fantôme », peut entraîner la mort de nombreuses espèces par enchevêtrement, blessures ou épuisement. Le danger ne se limite pas à la faune marine. En s’accumulant sur les fonds, ces filets peuvent étouffer les herbiers marins, endommager les récifs et les habitats naturels, perturber les équilibres alimentaires et contribuer à la pollution des océans par la dégradation progressive de leurs fibres synthétiques, qui libèrent des microplastiques.