Fruits et légumes
Une hausse des prix et des explications
Les prix de certains produits agricoles connaissent actuellement des niveaux relativement élevés, notamment ceux de la pomme de terre et de la tomate.

Une situation que le coordinateur de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) d’Oran, Abed Mouad, attribue notamment à une période d’adaptation aux nouvelles règles encadrant le calibrage et la présentation des fruits et légumes frais et une production «prudente». S’exprimant sur l’évolution du marché, le responsable a notamment cité le cas de la pomme de terre, dont le prix oscille actuellement entre 110 et 120 dinars le kilogramme. Selon lui, les agriculteurs et les mandataires sont encore en phase d’adaptation à la réglementation entrée en vigueur depuis plusieurs mois, à la suite d’un arrêté interministériel et des directives prises dans ce cadre. Cette nouvelle réglementation impose notamment que les produits commercialisés soient propres et débarrassés des déchets superflus, tels que la terre, les feuilles ou les tiges. Elle prévoit également un tri et une présentation des produits maraîchers en fonction de leur calibre. Cette transition si nécessaire aurait entraîné certaines difficultés pour les producteurs, notamment en ce qui concerne la pomme de terre. Certains agriculteurs auraient ainsi fait preuve de prudence dans leur production, par crainte d’écarter une partie des récoltes ne répondant pas aux nouveaux critères de qualité, de présentation et de commercialisation. Pour autant, Abed Mouad se veut rassurant quant à l’évolution des prix. Il estime que la hausse actuelle de la pomme de terre ne devrait pas s’inscrire dans la durée, annonçant l’arrivée, dans les trois prochains mois, d’une nouvelle récolte qui devrait contribuer à améliorer l’approvisionnement et à soulager le marché ainsi que les consommateurs. La même situation concerne, selon lui, certains fruits, notamment les pommes. La baisse des quantités commercialisables s’expliquerait également par l’application des nouvelles exigences de tri, les fruits présentant certains défauts (pommes touchées) ne pouvant plus être exposés sur les étals. La tomate affiche, elle aussi, des prix élevés, atteignant actuellement 130 à 140 dinars le kilogramme, alors qu’elle se trouve en pleine saison et qu’elle se négociait généralement autour de 60 dinars le kilogramme. « Effectivement, son prix est élevé », reconnaît le coordinateur de l’UGCAA d’Oran, qui explique cette situation par la phase d’adaptation aux nouvelles règles de commercialisation. Pour le coordinateur de l’UGCAA, la situation actuelle doit donc être replacée dans le contexte de la mise en œuvre progressive de la nouvelle réglementation. L’organisation assure travailler avec les agriculteurs et les mandataires afin de favoriser une meilleure adaptation aux exigences de calibrage, de tri et de présentation, tout en veillant à maintenir un approvisionnement régulier du marché. Abed Mouad estime que les opérateurs disposent des moyens nécessaires pour s’adapter à ces nouvelles exigences et garantir aux consommateurs des produits répondant aux normes de qualité, aussi bien en matière de calibre que de présentation. Il a également souligné la collaboration entre l’UGCAA et le ministère du Commerce, indiquant que les équipes de contrôle du commerce sont présentes sur le terrain afin de suivre les prix et la qualité des produits commercialisés. Notre interlocuteur affiche ainsi un certain optimisme quant à l’évolution du marché, misant notamment sur l’arrivée des nouvelles récoltes pour contribuer à un apaisement progressif des prix dans les prochains mois.