Arabie Saoudite
Une Algérienne tuée dans une attaque contre un aéroport
Vendredi, 224e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 114e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Le ‘New York Times’ (NYT), citant des responsables américains, rapporte que l’armée américaine élabore plusieurs options pour trois jours d’attaques à grande échelle contre l’Iran, alors que le président Donald Trump reste hésitant quant à un retour à la guerre. Le journal indique que l’équipe de sécurité nationale de Trump et le département de la Défense lui ont soumis, ces derniers mois, cinq propositions d’opérations militaires majeures ciblant l’Iran ou les Houthis, mais que le président a rejeté ces plans à chaque reprise « avant les élections de mi-mandat ». « Les frappes viseraient l’arsenal de missiles et de drones iraniens, dont une grande partie a été reconstituée par le Corps des gardiens de la révolution islamique depuis le début du conflit », note le NYT. Les frappes envisagées pourraient également viser les installations énergétiques iraniennes, ainsi que les centres de commandement et les quartiers généraux du Corps des gardiens de la révolution (CGRI). Cependant, ajoutent les sources du NYT, au sein du cercle restreint de Trump, « on doute de plus en plus qu’une action militaire puisse modifier la stratégie ou les plans iraniens », et que certains responsables américains estiment que « la campagne de pression économique » menée contre l’Iran « porte ses fruits », et qu’il faut « davantage de temps » pour contraindre Téhéran à « faire des concessions significatives ». Yémen : Reprise des raids sur Sanaa et des attaques sur l’Arabie saoudite Au cinquième jour de l’opération militaire «Aube du Yémen», les forces de la coalition gouvernementale d’Aden, soutenues par l’Arabie saoudite, ont annoncé avoir mené 1729 opérations militaires contre les villes sous contrôle du gouvernement de Sanaa (Ansarallah), a rapporté Al Jazeera. Des combats d’une grande intensité se poursuivent à Taëz et à Marib, alors que les Houthis mènent, depuis jeudi, des attaques de missiles en direction de l’Arabie saoudite. L’Autorité saoudienne de l’aviation civile a annoncé que l’aéroport international du Roi Khaled de Riyad a été la cible de deux attaques jeudi, ajoute la même source. La première attaque visait les installations de l’aéroport, tandis que la seconde visait un avion de la compagnie Saudi Arabian Airlines. Ces deux attaques ont entraîné la mort de trois citoyens saoudiens et d’autres personnes de diverses nationalités, ainsi que des blessés. Le porte-parole des forces de la Coalition, le général de division Turki Al-Maliki, a annoncé vendredi la destruction de trois rampes de lancement de missiles utilisées, après l’attaque contre l’aéroport Roi Khaled. De leur côté, les Houthis resserrent le siège de Taïz, annonçant avoir occupé toutes les zones du district de Jabal Habashi, dans le gouvernorat, tandis que les forces gouvernementales tentent de briser le siège de la ville, dans le but de progresser vers la mer Rouge afin de contrôler la région Mokha et de Dhubab. Alger appelle à l’arrêt immédiat des agressions L’Algérie a appris avec une profonde tristesse et une grande affliction le décès d’une ressortissante algérienne dans l’attaque au missile ayant ciblé l’aéroport international d’Abha, au Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, a indiqué jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères. L’ambassade d’Algérie à Riyad et le consulat général d’Algérie à Djeddah « ont immédiatement pris contact avec les autorités saoudiennes compétentes pour suivre les circonstances de cet incident tragique et prendre les mesures nécessaires à ce sujet ». Le ministère « continue, par l’intermédiaire de l’ambassade et du consulat général, de suivre la situation de près et de veiller aux intérêts de ses ressortissants dans ce pays frère ». L’Algérie a condamné « fermement » cette attaque, tout en réitérant « sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite face à ces agressions ciblant les civils et les infrastructures vitales, en ce qu’elles constituent une violation des dispositions du Droit international et du Droit international humanitaire », ajoute le communiqué. En outre, l’Algérie appelle « à l’arrêt immédiat de ces agressions ainsi qu’à éviter toute action de nature à exacerber la situation et à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité dans la région », conclut le communiqué.