Phosphate

Un important pas franchi

Le développement d’une véritable industrie minière intégrée génératrice de forte valeur ajoutée et d’emplois commence à se concrétiser à travers la pose, jeudi ...

Un important pas franchi
Accompagné du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et du ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, et en présence des walis de Souk Ahras et de Tébessa, respectivement Abdelkrim Zinai et Ahmed Belhaddad, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a procédé à la pose de cette première pierre sur le site de la mine de Bled El Hadba (Bir El Ater), précisant dans ce sillage que ce site «représente une base minière importante au cœur du bassin phosphaté de l’est du pays». La réalisation de ce complexe s’inscrit dans le cadre des projets d’accompagnement du projet intégré de phosphate, qui couvre les wilayas d’Annaba, de Souk Ahras, de Tébessa et de Bir El Ater. Selon les explications fournies sur place, le projet est implanté sur le site de la mine de phosphates de Bled El Hadba, dont les ressources géologiques sont estimées à environ 1,2 milliard de tonnes de phosphate brut. Le projet intégré prévoit l’extraction annuelle de 5,5 millions de tonnes de phosphate brut, dont le traitement et l’enrichissement permettront de produire environ 3,2 millions de tonnes de phosphate enrichi par an. Le pôle de Bled El Hadba constitue le premier maillon de la chaîne du projet de phosphate intégré, compte tenu des importantes ressources phosphatées dont regorge la région. Le projet vise à valoriser ces ressources en enrichissant le phosphate brut, avant de l’acheminer vers les unités de transformation chimique d’Oued Kebrit avec une capacité d’extraction atteignant les 10,5 millions de tonnes par an de phosphate brut, afin de fournir 5,5 millions de tonnes de phosphate enrichi et commercialisable, tandis que la capacité de production de phosphate concentré est estimée à 3,2 millions de tonnes par an, fournissant ainsi la matière première nécessaire à l’usine de transformation chimique d’Oued Kebrit. Lors de cette visite, le ministre a pris connaissance de l’avancement des travaux de construction des unités de transformation et d’enrichissement, où il a insisté sur la nécessité de «poursuivre les efforts et d’accélérer le rythme de réalisation afin d’atteindre la phase de production de phosphate enrichi dans les délais impartis». Ainsi, le développement du pôle de Bled El Hadba procède d’une vision intégrée dans le cadre des projets d’accompagnement du projet intégré de phosphate, qui couvre les wilayas d’Annaba, de Souk Ahras, de Tébessa et de Bir El Ater, avec l’objectif de valoriser les ressources minérales en Algérie, non seulement en extrayant la matière première, mais en l’intégrant dans une chaîne industrielle complète comprenant l’enrichissement, la transformation, la production d’engrais et de produits chimiques, et en reliant ces différentes étapes à un réseau de transport et d’installations portuaires. Premier maillon Ce système devrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire nationale, en fournissant les engrais nécessaires au secteur agricole, en augmentant la valeur ajoutée des ressources nationales, en développant les exportations hors hydrocarbures, en générant des emplois directs et indirects, en transférant la technologie, en développant les compétences et en promouvant la production locale. Pour le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, la mine de Bled El Hadba constitue «le premier maillon du projet intégré d’extraction, d’enrichissement, de transformation et d’exportation du phosphate vers les marchés mondiaux». Une présentation détaillée du projet et de ses différentes composantes industrielles a été faite au ministre d’Etat et à la délégation qui l’accompagne qui ont supervisé le lancement des travaux de réalisation menés par la société italienne SAIPEM, a montré que le complexe comprend des unités industrielles destinées à la production d’engrais phosphatés de différents types, ainsi qu’à la production d’engrais azotés, notamment l’urée, en plus de plusieurs matières chimiques intermédiaires telles que l’acide sulfurique, l’acide phosphorique et l’ammoniac. La capacité de production du complexe, dans sa première phase, est d’environ 2,4 millions de tonnes par an d’engrais phosphatés, en plus de 570.000 tonnes par an d’engrais azotés, en plus de la production de matières chimiques intermédiaires nécessaires au processus de transformation, le projet devant entrer en phase de production selon le calendrier prévu. Le complexe d’Oued Kebrit représente le maillon industriel essentiel où sera transformé le phosphate enrichi provenant du pôle minier de la région de Bled El Hadba en produits industriels à valeur ajoutée, contribuant ainsi à la valorisation des ressources minières, localement, et à la satisfaction des besoins du secteur agricole national en engrais.