Menaçant de reprendre les bombardements

Trump rejette la proposition iranienne

Samedi, 211e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 101e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Trump rejette la proposition iranienne
Le président Donald Trump a rejeté une proposition iranienne de cessez-le-feu de sept jours, a rapporté le Wall Street Journal, citant des responsables américains. Selon Al Jazeera English, citant l’ambassadeur de Washington à Pékin, Trump a reproché au président Xi Jinping l’aide « directe ou indirecte » de la Chine à l’Iran. Au Yémen, les forces gouvernementales ont mené plusieurs attaques contre les Houthis, avec le soutien de l’aviation militaire saoudienne. Riyad a accueilli vendredi une réunion des chefs d’état-major des pays signataires de l’Accord de La Mecque portant sur « la coopération en matière de renseignement et de défense » pour agir contre « les menaces pesant sur l’Arabie saoudite». Scepticisme américain Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains, le président Donald Trump a rejeté la proposition iranienne de cessez-le-feu de sept jours, et a indiqué à ses conseillers qu’il prévoyait de reprendre les bombardements sur l’Iran après les élections de mi-mandat en novembre, exprimant son scepticisme quant à la probabilité que Téhéran accède à ses demandes. Cependant, ajoute le journal, la position actuelle de Trump pourrait évoluer dans les semaines à venir sous l’influence des résultats des élections de mi-mandat, notant que l’administration américaine est préoccupée par la préservation des stocks de munitions, de plus en plus limités, pour d’autres éventualités. Par ailleurs, selon l’ambassadeur américain à Pékin, le président américain Donald Trump a clairement indiqué à son homologue chinois Xi Jinping que le soutien apporté par la Chine à l’Iran était « inacceptable », a rapporté Al Jazeera English (AJE). « Nous leur avons fait savoir très clairement, il y a plusieurs semaines, que toute aide qu’ils apporteraient à l’Iran -qu’elle soit directe ou indirecte, qu’il s’agisse de renseignements, de pièces détachées ou d’équipements militaires- était totalement inacceptable », a déclaré l’ambassadeur David Perdue à la chaîne CNBC. A la question de savoir si la Chine aidait l’Iran au blocage du détroit d’Ormuz, M. Perdue a répondu : « Nous pensons qu’il y a eu un soutien indirect, mais il n’existe aucune preuve directe. Nous sommes très préoccupés par ces agissements indirects, et nous l’avons fait savoir clairement. » De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a remercié, dans un message sur X, le président chinois pour son soutien en faveur du retour au Mémorandum d’entente avec les Etats-Unis. « J’apprécie le soutien réfléchi et responsable du président Xi Jinping en faveur d’un retour au mémorandum d’accord d’Islamabad et de la résolution des différends par le dialogue et la diplomatie », a écrit Pezeshkian sur son compte X. Yémen : attaques de l’aviation saoudienne Le président du Conseil de direction du Yémen, Rashid al-Alimi, a appelé vendredi les Yéménites à se mobiliser et à rejoindre les forces armées, et a également proposé une amnistie générale aux combattants houthis et à leurs affiliés qui quittent le groupe, a rapporté Al Jazeera. Cette déclaration intervient suite à la condamnation par le Conseil de sécurité de l’ONU « des attaques des Houthis contre le Royaume d’Arabie saoudite, y compris les attaques contre les infrastructures civiles et énergétiques ». Les médias militaires des Ansarallah (Houthis) ont diffusé, samedi après-midi, des images des « frappes aériennes contre des rassemblements et des véhicules saoudiens par des drones «Rajoum» sur plusieurs fronts ». Selon les mêmes médias, « l’aviation saoudienne a mené plusieurs attaques ciblant les districts de Qataber à Saada, de Hayfan à Taïz, et Al-Jubah dans le gouvernorat de Marib, ainsi que le carrefour de Mawiyah ». Par ailleurs, le ministère de la Défense saoudien a rendu compte d’une réunion, vendredi à Riyad, des chefs d’état-major des pays signataires de l’Accord de La Mecque (Arabie saoudite, Pakistan et Turquie) pour examiner «la situation sécuritaire et les menaces pesant sur l’Arabie saoudite». Les participants « ont fermement réaffirmé leur engagement en faveur de la défense collective, soulignant la détermination des trois nations à défendre la sécurité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite », peut-on lire dans le communiqué saoudien.