Carburant

Trump met la pression sur l’UE pour faire baisser les prix

Vendredi, 217e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 107e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Trump met la pression sur l’UE pour faire baisser les prix
Le président américain Donald Trump a déclaré au Time magazine, au sujet de son rejet de la dernière proposition de cessez-le-feu iranienne, qu’il n’écarte pas une «reprise des attaques contre l’Iran après les élections de mi-mandat». Néanmoins, il a également reconnu qu’une baisse du prix du pétrole est envisageable «dès qu’un accord sera conclu avec l’Iran». Dans une déclaration à Al Jazeera, un responsable américain a indiqué que des «porte-avions et des troupes amphibies se préparent à être déployés autour de l’Iran». Jeudi, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz était quasiment à l’arrêt, suite aux attaques contre quatre navires. Hassan Ghashghavi, le porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, a déclaré à propos des modalités de gestion du détroit d’Ormuz prévues par le nouveau projet de loi parlementaire, qu’elles visent à «garantir la sécurité et le progrès durable». Le Financial Times a rapporté, vendredi, une «baisse du prix du diesel en Europe à son plus bas niveau», alors que l’Union européenne envisage de libérer 50 millions de barils sous la pression du président américain Donald Trump. Trump : De nouvelles attaques contre l’Iran sont possibles Commentant son rejet de la dernière proposition de cessez-le-feu iranienne, le président américain Donald Trump a déclaré au magazine Time qu’une «reprise des attaques contre Téhéran après les élections de mi-mandat est possible». «Les Iraniens ont fait une offre concernant l’ouverture du détroit d’Ormuz. J’en ai vu des extraits, mais pas l’intégralité, et c’est tout simplement insuffisant», a-t-il ajouté, avant de menacer à nouveau d’«anéantir l’Iran». Trump affirme aussi que les Etats-Unis contrôlent le détroit d’Ormuz, qu’ils expédient de grandes quantités de pétrole, mais avoue que le prix du brut baissera «dès qwun accord sera conclu avec l’Iran». «Hier soir (mercredi, ndlr), nous avons expédié la plus grande quantité de pétrole jamais transportée par le détroit d’Ormuz», a-t-il soutenu, avant de reconnaître que «le prix du pétrole baissera dès qu’un accord sera conclu avec l’Iran». Par ailleurs, selon Al Jazeera, citant un «responsable américain», les Etats-Unis envoient des porte-avions et des milliers de marines pour les déployer autour de l’Iran. Selon le responsable, «l’USS Roosevelt et son groupe d’attaque quittent la base de San Diego, (avec) plus de 2000 Marines (9000 selon The Independent, ndlr), vers le Moyen-Orient». «D’ici fin novembre prochain, 3 porte-avions et deux groupes de débarquement seront déployés autour de l’Iran», a ajouté la même source. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz était quasiment à l’arrêt jeudi Le service «Open Source Unit» d’Al Jazeera a rapporté jeudi, citant des données de navigation de la plateforme MarineTraffic spécialisée dans le suivi des mouvements de navires, que «le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a été interrompu du jeudi 1er octobre 2026 à minuit jusqu’au jeudi après-midi, heure de La Mecque, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans le détroit». Selon la même source, l’agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a signalé mercredi que «quatre navires, dont trois pétroliers et un navire non identifié, avaient été touchés par des projectiles non identifiés alors qu’ils traversaient le détroit mardi». Détaillant les circonstances d’un des quatre incidents, l’UKMTO a affirmé qu’un pétrolier «a été touché sur son flanc bâbord par un projectile non identifié alors qu’il traversait le détroit», sans toutefois fournir d’informations sur l’étendue des dégâts subis par le tanker et son équipage. L’UE libère des stocks de diesel pour faire baisser les prix Dans une publication sur son compte Truth Social, Trump a écrit, vendredi que : «l’Europe vient d’accepter de libérer une quantité massive de ses stocks importants de diesel. Le processus débutera immédiatement. Merci de l’attention portée à cette question ! » Le Financial Times a rapporté, le même jour, une « baisse du prix du diesel en Europe à son plus bas niveau », alors que «l’Union européenne envisage de libérer 50 millions de barils sous la pression du président américain Donald Trump». Outre l’injonction de Trump, la décision de l’UE a été prise en raison de la flambée des prix du carburant et à une dépendance croissante vis-à-vis des approvisionnements en provenance des Etats-Unis qui menacent d’une interdiction d’exportation du diesel. « Le marché du diesel est actuellement très tendu, ce qui entraîne une hausse des prix pour les consommateurs du monde entier », a déclaré un porte-parole de la présidence.