Conseil supérieur de la communauté scientifique à l’étranger

Tirer parti des expertises algériennes

Officiellement installé ces deux derniers jours, le Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger bénéficie du soutien fort des plus ha...

Tirer parti des expertises algériennes
Dans ce cadre, le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Mohamed Bouhicha, a affirmé que la création de ce Conseil s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des directives du président de la République Abdelmadjid Tebboune, dans le but de tirer parti des compétences algériennes résidant à l’étranger et d’en faire des partenaires du processus de développement national. Lors de son intervention, hier, dans l’émission « L’invité du matin » sur la Chaîne 1 de la Radio, M. Bouhicha a expliqué que le monde connaît aujourd’hui une forte concurrence pour attirer les personnes dotées de compétences et d’expertise, ce qui fait de l’investissement dans le capital humain ou la matière grise une priorité stratégique. Pour le Pr Bouhicha, « la création de ce Conseil constitue une avancée vers la mise en place d’un cadre institutionnel pérenne rassemblant les scientifiques algériens de l’étranger, alors qu’auparavant la communication avec eux reposait sur des initiatives individuelles ou des rencontres ponctuelles ». Le Conseil regroupe des scientifiques et des chercheurs issus de différentes disciplines, actifs dans plusieurs pays, et compte parmi ses membres des personnalités scientifiques de premier plan, ce qui reflète la volonté de l’État de tirer parti des expertises algériennes reconnues au niveau international. Poursuivant son intervention, il a expliqué que la création du Conseil et sa mise sous l’autorité de la présidence de la République véhiculent un message clair : l’État cherche à associer les compétences scientifiques à l’élaboration des politiques relatives à la recherche scientifique et à la technologie, et ne se contente pas de tirer parti de celles-ci dans le cadre de projets limités. Pour M.Bouhicha, le succès du Conseil ne se mesurera pas uniquement aux personnalités qu’il regroupe, mais à sa capacité à transformer les expertises en projets concrets, grâce au transfert de technologies, à la création d’équipes de recherche conjointes, au renforcement de la coopération entre les universités algériennes et leurs homologues à l’étranger, ainsi qu’à la facilitation de la contribution des scientifiques algériens résidant à l’étranger, que ce soit par le retour au pays ou par le travail à distance. Valoriser les résultats des recherches En somme, le Conseil constituera un espace rassemblant les compétences scientifiques algériennes dans divers domaines des sciences et des technologies, avec une attention particulière portée à l’intelligence artificielle et aux technologies quantiques, considérées comme les domaines phares qui guideront le développement mondial au cours des prochaines années, a-t-il ajouté. M. Bouhicha a révélé qu’une centaine de résultats de recherche sont entrés dans la phase d’exploitation et de transformation en projets économiques, un chiffre qui représente une avancée majeure par rapport aux années précédentes, où le nombre de recherches exploitées ne dépassait pas trois ou quatre projets par an. Considérant que le soutien aux chercheurs est impératif pour aller encore de l’avant, M. Bouhicha a souligné l’importance de reconnaître leurs efforts et de valoriser les résultats de leurs recherches, affirmant que le ministère de l’Enseignement supérieur s’efforce de promouvoir les productions scientifiques auprès des différents secteurs et institutions économiques, afin de les transformer en projets à valeur ajoutée. Il a également annoncé que le ministère s’emploie à mettre en place un écosystème intégré de soutien à la recherche scientifique, comprenant des textes réglementaires permettant au professeur-chercheur de bénéficier des retombées financières des brevets et des innovations scientifiques, ainsi que la mise à disposition de 20 plateformes de recherche équipées des moyens les plus modernes, dont les capacités ne sont en rien inférieures à celles de leurs homologues à l’étranger. Il a également évoqué le développement d’un système informatique permettant aux chercheurs algériens d’accéder aux bases de données scientifiques mondiales, ainsi que la mise en place de primes financières destinées aux chercheurs qui publient des travaux de haute qualité dans des revues scientifiques internationales, dans le but d’encourager l’excellence scientifique et de renforcer la place de la recherche scientifique algérienne sur la scène internationale.