Proposition pour mettre fin au conflit

Téhéran juge la réponse américaine insuffisante

Mardi, 235e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 125e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Téhéran juge la réponse américaine insuffisante
L’Iran «fait traîner les négociations pour affaiblir Trump», a rapporté Reuters citant trois hauts responsables iraniens. «L’Iran a délibérément fait traîner les négociations avec les États-Unis afin d’affaiblir Donald Trump sur le plan politique», à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat prévues le 3 novembre, affirment ces sources, faisant part de conviction des dirigeants iraniens que «le président américain est prêt à recourir à de nouvelles attaques pour tenter de débloquer la situation dans ce conflit qui dure depuis huit mois». «Téhéran se prépare à de nouvelles attaques israéliennes et américaines, et non à un accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre», a déclaré l’un de ces responsables, ajoutant que les autorités iraniennes sont déterminées à «ne pas offrir de victoire politique à Trump». Pour Saeed Leylaz, analyste basé à Téhéran, cité par l’agence de presse, en faisant durer les négociations, «l’Iran influe sur le processus électoral américain sans pour autant commettre d’acte illégal». Reuters rapporte, en outre, que selon des responsables iraniens, les chances d’une percée avant les élections sont extrêmement minces, Téhéran refusant de faire des concessions qui pourraient servir les intérêts politiques de Trump. L’Ukraine a déployé des unités de drones dans plusieurs pays de la région L’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté, hier, citant une source sécuritaire que «l’Ukraine a déployé des unités équipées de petits drones dans plusieurs pays entourant l’Iran (notamment le Kurdistan irakien», ajoutant que les activités ukrainiennes «incluent la mise en place d’un réseau opérationnel composé de ces petits drones au sein de la région». Téhéran considère cette initiative ukrainienne comme faisant partie d’une série plus vaste d’actes hostiles menés par des pays européens et l’OTAN à l’encontre de l’Iran, et examine la réponse appropriée à y apporter. «Nos exigences sont claires» L’agence de presse internationale Tasnim a rapporté, hier, les propos du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, concernant les derniers développements du dossier entre l’Iran et les États-Unis. Selon Baghaei, le message reçu de la partie américaine à la proposition iranienne de cessez-le-feu «était insuffisant». «Nos exigences étaient claires, mais le message que nous avons reçu de la partie américaine était insuffisant. Nous continuons d’agir sur la base de ces sept mêmes exigences ; il n’y a rien de nouveau, car ces points figuraient déjà dans l’accord d’Islamabad et constituent des revendications légitimes et justifiées de la part de l’Iran», a-t-il déclaré. Baghaei a estimé que «la levée du blocus maritime et l’arrêt de la guerre sur tous les fronts sont des mesures tout à fait logiques» et qu’il «appartient désormais à la partie américaine de prendre une décision». Interrogé également sur le dossier du Yémen, il a poursuivi : «Nous avons souligné à maintes reprises que la question yéménite doit être résolue par le dialogue et la réconciliation entre l’Arabie saoudite et le Yémen ; ces derniers subissent un blocus depuis plus d’une décennie, et le problème ne saurait être réglé par la force». Plus de 250.000 personnes déplacées au Yémen depuis la reprise des combats Plus de 250.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Yémen depuis la reprise de la guerre, indique l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). «Le nombre de personnes déplacées a désormais dépassé les 250.000. Il s’agit de personnes déplacées à l’intérieur du Yémen entre le 1er août et le 17 octobre», a déclaré Matthew Saltmarsh, porte-parole du HCR, lors d’une conférence de presse à Genève. De son côté, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, appelle à l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire dans la ville Taïz, au Yémen, encerclée par les forces du gouvernement de Sanaa (Ansarallah), afin d’éviter une catastrophe humanitaire. «Le blocage par les Houthis de la seule voie d’approvisionnement reliant Taïz à Aden met gravement en danger les civils, bloque l’aide humanitaire et coupe l’acheminement des produits de première nécessité», a-t-il affirmé soulignant que «les civils qui souhaitent la quitter doivent pouvoir le faire librement et en toute sécurité». Le bureau a également constaté des restrictions d’accès à l’eau potable et aux biens de première nécessité dans certaines zones.