Iran/Etats-Unis

Nouvelles menaces de Trump

Samedi, 134e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 24e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. Entre deux menaces d’...

Nouvelles menaces de Trump
Samedi, 134e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 24e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. Entre deux menaces d’effacer l’Iran, le président Trump affirme qu’il est pour la poursuite des négociations, tout en annonçant la fin du cessez-le-feu. « Il n’y a pas de négociations prévues », répondent les Iraniens Le président américain Donald Trump a menacé l’Iran vendredi d’« anéantissement total» si ce dernier tentait ou qu’il y parvenait à l’assassiner, laissant toutefois la porte ouverte à des négociations, tout en maintenant que le cessez-le-feu était rompu. « Mille missiles sont prêts à être lancés et pointés vers la République islamique d’Iran, suivis immédiatement de milliers d’autres si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, annoncée dans le monde entier, d’assassiner, ou de tenter d’assassiner, le président actuel des États-Unis d’Amérique, c’est-à-dire moi », écrit Trump sur sa plateforme Truth Social. Téhéran : Pas de négociations en vue, ni reddition Si la déclaration de Trump de poursuivre les négociations n’a pas été officiellement commentée en Iran, la télévision iranienne a rapporté que Téhéran refusait de reprendre les pourparlers en raison du non-respect par les États-Unis de l’accord d’Islamabad. Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé, hier, n’avoir jamais sollicité de négociations avec les États-Unis, soulignant toutefois n’avoir pas rejeté la demande d’un médiateur régional (le Qatar, ndlr) de se rendre à Téhéran pour discuter des derniers développements, conformément à son approche responsable. Abbas Araqchi devait se rendre à Oman samedi pour des discussions concernant le détroit d’Ormuz. Sur un ton plus élevé, le négociateur en chef et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a maintenu le refus de Téhéran de « capituler » dans cette confrontation, soulignant que son pays n’avait jamais recherché la guerre, mais qu’il ne se soumettra pas à l’injustice. Par ailleurs, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, a déclaré que « si les États-Unis continuent de violer leurs obligations au titre du mémorandum d’entente, l’Iran ne sera plus tenu de respecter les siennes ». Attaques israéliennes au Liban : Amnesty demande des « enquêtes pour crimes de guerre » Dans un communiqué publié jeudi, Amnesty International affirme avoir enquêté sur « trois frappes aériennes israéliennes menées contre le sud du Liban en mars 2026, qui ont tué 24 civils - dont 12 enfants - et anéanti des familles », estimant que ces attaques « doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre ». Les trois attaques israéliennes « ont détruit des habitations civiles du quartier d’al Thakana (district de Tyr), du village d’Irkay (district de Saïda), et du quartier d’al Rahbat (district de Nabatiyé), respectivement les 6, 12 et 13 mars », ajoute Amnesty précisant que « parmi les personnes tuées figuraient 12 enfants, âgés de 5 à 16 ans, 6 femmes - dont une femme enceinte - et 6 hommes », ainsi que « 18 autres personnes ont été blessées ». « Sur la base des éléments de preuve recueillis, Amnesty International a des motifs raisonnables de conclure que, lors de chacune de ces frappes aériennes, les forces israéliennes ont commis des violations du droit international humanitaire, notamment en n’établissant pas de distinction entre civils et objectifs militaires », lit-on dans le document. L’ONG appelle la « communauté internationale » à « imposer un embargo complet sur les armes contre Israël », et à « invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre ». En outre, Amnesty exprime ses craintes que « l’accord le plus récent entre Israël et le Liban (…) ne devienne encore un nouvel obstacle à la justice, privant ainsi les victimes de toute possibilité d’obtenir des comptes ». « Les autorités libanaises doivent agir de manière décisive et conférer à la Cour pénale internationale la compétence requise pour enquêter sur les crimes commis sur leur territoire, en soutenant les efforts de la justice internationale et en ouvrant des enquêtes nationales crédibles et indépendantes sur les crimes relevant du droit international », souligne l’ONG. Concernant une des attaques israéliennes, des vidéos et des photos analysées dans le cadre de cette enquête « n’ont pas permis de trouver de preuves indiquant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque », comme le soutiennent les « autorités israéliennes qui ont déclaré (…) que certaines attaques «avaient été menées contre des objectifs militaires du Hezbollah» accusé «d’exploiter systématiquement » les infrastructures civiles à des fins militaires». Il s’agit de l’attaque du 6 mars qui a détruit « la maison de Hassan Saleh dans le quartier d’al Thakana, dans le district de Tyr », qui a « tué 8 membres de la famille, tous civils, dont 3 enfants » et en a « blessé 6 autres civils, dont 3 grièvement ». « Les recherches effectuées n’ont pas permis de trouver de preuves indiquant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque », conclut l’enquête d’Amnesty International qui affirme disposer de « motifs raisonnables de conclure que cette attaque constituait soit une attaque directe contre des civils ou un objectif civil, soit une attaque sans discernement, et qu’elle doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre ».