Détroit d’Ormuz

Nouvelle escalade militaire entre les USA et l’Iran

Samedi, 10e jour depuis la signature du Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Une nouvelle escalade militaire entre Téhéran et Washington a comme...

Nouvelle escalade militaire entre les USA et l’Iran
Alors qu’au Liban la situation risque de dégénérer suite à l’accord-cadre signé vendredi à Washington entre les autorités libanaises et Israël qui permet à l’armée sioniste de continuer à occuper des territoires au sud du pays jusqu’au démantèlement total des armes du Hezbollah. Le détroit d’Ormuz continue d’être le point de discorde entre l’Iran et les Etats-Unis. Téhéran revendique toujours un droit de regard et de contrôle des mouvements des navires dans cette importante voie de navigation. Une attaque au drone a été menée vendredi par l’Iran contre le cargo «Ever Lovely» qui tentait de franchir le détroit sans demander préalablement l’autorisation des autorités iraniennes. Le CENTCOM américain a réagi dans la soirée de vendredi en bombardant une cible dans la région de Sirik au sud de l’Iran. La télévision d’État iranienne (IRIB) a confirmé que l’attaque américaine a touché une tour de communication dans la ville portuaire de Sirik. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a affirmé que l’attaque « violait » les engagements américains, réaffirmant que le mémorandum d’entente américano-iranien conférait à Téhéran le contrôle du trafic dans le détroit. Samedi, le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé des «frappes défensives contre des cibles militaires liées aux États-Unis», tandis que Bahreïn, qui abrite le quartier général régional de la marine américaine, a signalé une attaque de drone iranienne. Les autorités libanaises s’allient avec Israël contre le Hezbollah Mercredi, le Hezbollah réclamait un «calendrier précis» du retrait israélien des positions occupées dans le sud-Liban, comme le stipule clairement le Mémorandum d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis. Les autorités libanaises ont une «vision» différente. Ils ont préféré signer un «accord» avec l’occupation israélienne permettant à l’armée de cette dernière de rester au sud-Liban… jusqu’au «désarmement du Hezbollah» et lorsqu’il «n’y aura plus de menace depuis le Liban». Selon les «termes de l’accord-cadre» entre les autorités libanaises et l’entité sioniste, publiés vendredi par le site américain Axios, la démarche encouragée et parrainée par les Etats-Unis est purement sécuritaire et vise clairement l’élimination du Hezbollah. L’engagement des Etats-Unis dans cette voie est un reniement total des principaux points du Mémorandum d’entente, signé il y a plus d’une semaine avec l’Iran, relatifs au retrait israélien du sud-Liban. « Israël maintiendra sa zone de sécurité à l’intérieur des frontières de la Ligne jaune au Liban jusqu’au jour où le Hezbollah et les autres organisations terroristes au Liban seront désarmés et où il n’y aura plus de menace du Liban sur le territoire de l’État d’Israël », a rapporté, vendredi, le site américain Axios, citant une déclaration d’un «haut responsable israélien après la signature de l’accord» à Washington. L’accord-cadre, une «légitimation l’occupation» selon la résistance Commentant l’accord-cadre, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, l’a qualifié de «sédition». «Mon peuple au Liban, tout le Liban… c’est de la sédition. En temps de sédition, soyez comme un jeune chameau : ni un dos à chevaucher ni un pis à traire », a déclaré M. Berri qui s’était opposé depuis le début aux négociations directes entre les autorités libanaises et l’entité sioniste. De son côté, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré que l’accord-cadre est «humiliant, honteux et constitue une concession de souveraineté», en plus de «légitimer l’occupation israélienne du sud-Liban pour de nombreuses années à venir et pourrait même mener à l’annexion de ces territoires par l’entité sioniste». «Lier le retrait israélien au désarmement de la résistance est une proposition très dangereuse qui franchit toutes les lignes rouges», a ajouté Naïm Qassem dans un discours qualifiant l’accord de «nul et non avenu» et à l’application des «dispositions du Mémorandum d’entente irano-américain» qui prévoient le retrait total des troupes israéliennes du Liban. Le Hezbollah réaffirme qu’il «n’abandonnera pas le terrain» et qu’il continuera à combattre l’occupation sioniste. Rappelons que l’armée sioniste continue de bombarder des villes du sud-Liban, alors que le Hezbollah respecte toujours l’accord de cessez-le-feu prévu par le Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis, sauf pour repousser des tentatives de progression des troupes sionistes vers le nord.