Malgré le mémorandum d’entente Iran / États-Unis
Nouveaux bombardements sionistes au Liban
Vendredi, 112e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran. Plus tôt que prévu, le Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis a été signé jeud...

Mais alors que les négociateurs des deux pays devaient se rencontrer vendredi en Suisse pour la poursuite des pourparlers, Israël lance une vaste opération de bombardements sur différentes villes du sud-Liban. Une attitude qui rappelle l’attaque menée, il y a environ une semaine, contre la banlieue de Beyrouth, le jour même de l’annonce qu’un accord a été scellé entre Téhéran et Washington. Résultat, le rendez-vous de vendredi à la station de montagne du Bürgenstock en Suisse a été annulé suite à la décision de Téhéran, de repousser l’envoi de sa délégation, en protestation contre la poursuite par l’entité sioniste de ses bombardements au Liban. La Suisse, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a officiellement annoncé l'annulation des discussions sur la mise en œuvre de l'accord prévues ce vendredi, selon Reuters. Cette déclaration intervient quelques heures après qu'un porte-parole de la Maison Blanche a annoncé l'annulation du voyage du vice-président américain J.D. Vance. Bombardements israéliens : Des dizaines de martyrs et de blessés au Liban L’attaque de l’armée génocidaire d’Israël, dont les troupes continuent d’occuper des positions sur le territoire libanais, a ciblé comme d’habitude des populations civiles dans plusieurs villes du sud-Liban. Ces attaques, qualifiées de « plus violentes » depuis la signature du mémorandum d'entente entre Téhéran et Washington, ont fait pas moins de 28 martyrs et 33 blessés, selon un bilan provisoire des autorités sanitaires libanaises rapporté par l’Agence nationale d’information (ANI). L'agence a indiqué que l'occupation israélienne a perpétré plusieurs massacres à l'aube vendredi, après avoir ciblé des habitations dans plusieurs villages du sud du Liban, ajoutant que « cette nuit est l'une des plus sombres de l'agression israélienne contre le pays » qui a débuté le 2 mars. Plus tard, le ministère libanais de la Santé a annoncé un autre bilan de 3 martyrs et 6 blessés lors d'une frappe aérienne israélienne sur la ville d'Aïn Bourdaï, dans le district de Baalbek, à l'est du Liban. La Protection civile libanaise a indiqué à Al Jazeera que 8 autres personnes sont tombées en martyrs vendredi matin lors d'une frappe aérienne israélienne sur la ville de Harouf, dans le district de Nabatieh, au sud du Liban. « L’ennemi n’a jamais respecté un cessez-le-feu » : Les explications du Hezbollah Accusé d’avoir transgressé le cessez-le-feu, le Hezbollah a rappelé, hier, que « l’ennemi israélien n’a jamais respecté un cessez-le-feu » et que les dirigeants de l’entité d’occupation ont déjà annoncé qu’ils n’étaient pas concernés par l’accord mettant fin à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. Dans un communiqué publié sur la chaine Telegram, la « Salle des Opérations de la Résistance Islamique », a réfuté « les allégations de l'ennemi israélien selon lesquelles le Hezbollah aurait violé le cessez-le-feu », ajoutant que l’entité sioniste « n'a jamais respecté aucun accord de cessez-le-feu depuis le 27 novembre 2024 jusqu'au 16 avril 2026 », et ce, « jusqu'à la conclusion du récent accord irano-américain, dont la première clause stipulait la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Le document rappelle également que « le chef d'état-major ennemi, le criminel Eyal Zamir, a déclaré il y a deux semaines qu' "il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban" ». Pour le Hezbollah, « comme à son habitude », Israël commet des massacres contre les civils pour « compenser son incapacité à affronter les résistants et dissimuler ses échecs et ses pertes sur le champ de bataille ». « C’est le cas après que les résistants ont repoussé son avancée vers la colline Ali al-Taher la nuit dernière (jeudi à vendredi, ndlr) ». Pour rappel, dans cette opération, 4 soldats israéliens, dont le commandant du 52e bataillon de la brigade d'élite Givati, ont été tués lors des combats avec le Hezbollah pour le contrôle des hauteurs de la colline Ali al-Taher. N'ayant finalement pas réussi à s'emparer de la zone, l’armée israélienne a mené plus de 80 frappes aériennes à travers le sud-Liban. Un nouveau cessez-le-feu suite à une médiation qatarie L'Iran a condamné les opérations israéliennes au Liban, mettant en garde contre les répercussions. Finalement, aux environs de 15h (GMT), Reuters annonce la conclusion d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Le site Axios précise de son côté que l’accord a été négocié par les Etats-Unis et le Qatar. Plus tôt, la chaîne CNN, citant des « sources bien informées », a rapporté que « les États-Unis ont informé l'Iran qu'Israël n'intensifiera pas ses attaques au Liban ». Selon Al Jazeera, le quotidien Yedioth Ahronoth cite également un responsable israélien confirmant le cessez-le-feu, ajoutant que « si le Hezbollah n'attaque pas, Israël n'attaquera pas ». Al Jazeera rapporte, après toutes les annonces, que ces caméras ont filmé des « bombardements d'artillerie israéliens et des frappes aériennes successives visant des collines et plusieurs zones à Nabatieh et dans ses environs, au sud du Liban ».