Proche-Orient
Nouveau bombardement américain en Iran
Mardi, 249e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 139e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Le CENTCOM a mené, lundi soir, des bombardements sur l’île iranienne de Qeshm. Des responsables américains, cités par le Wall Street Journal (WSJ) ont qualifié ces attaques de «défensives», suite au ciblage par le GCRI d’un «avion de combat» survolant l’Iran. «Les alliés des États-Unis dans le Golfe se préparent à un éventuel bombardement américain de l’Iran, tout en anticipant des représailles iraniennes contre leurs propres infrastructures», rapporte également le WSJ. Le CGRI a annoncé que trois pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines marines au sud du détroit d’Ormuz, un itinéraire interdit par les autorités iraniennes. Au Yémen, les combats se poursuivent entre les forces du gouvernement d’Aden, membre de la Coalition dirigée par l’Arabie saoudite, et celles du gouvernement de Sanaa dirigé par les Ansar Allah. Le porte-parole militaire de ces derniers a annoncé des attaques visant l’aéroport international d’Abha et la base de Khamis Mushait en Arabie saoudite. Cinq fortes explosions ont été entendues à l’île de Qeshm située dans le détroit d’Ormuz, a rapporté la Télévision d’Etat iranienne (IRIB). Des responsables américains évoquent des frappes «défensives» ayant visé des «radars et lance-missiles» dans la plus grande île du Golfe. Ces frappes sont «limitées» et «ne marquent pas une reprise d’opérations de combat majeures», a précisé un responsable américain, sous couvert d’anonymat, au Wall Street Journal (WSJ). Selon Fox News, cité par Reuters, «ces frappes étaient de nature défensive et ont été effectuées en riposte à des tirs iraniens visant un aéronef américain (un avion de combat, précise le WSJ. Interrogé par Reuters, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), qui supervise les forces américaines au Moyen-Orient, «n’a pas répondu aux sollicitations». Détroit d’Ormuz: Trois pétroliers heurtés par des mines marines La marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran a déclaré que trois pétroliers ont explosé, hier, après avoir heurté des mines navales alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz «sans autorisation». Selon le communiqué du CGRI, cité par Al Jazeera, les pétroliers avaient désactivé leurs systèmes de géolocalisation alors qu’ils naviguaient dans la partie sud du détroit. Les navires ont été laissés en proie aux flammes au large de la côte sud du détroit, a ajouté le CGRI. L’Iran a averti à plusieurs reprises contre tout passage sans son autorisation par cette voie maritime. Par ailleurs, le CGRI a déclaré, lundi soir dans deux communiqués distincts, que ses forces «ont abattu un drone MQ-9 à l’est du détroit d’Ormuz», ainsi que «deux drones américains MQM-170», décrits comme des avions de reconnaissance, au sud de l’île de Qeshm. Les pays du Golfe craignent les conséquences d’attaques contre l’Iran «Les alliés des États-Unis dans le Golfe se préparent à un éventuel bombardement américain massif de l’Iran. Ils craignent qu’une telle opération n’enclenche, dès cette semaine, un cercle vicieux de représailles visant leurs propres infrastructures économiques et civiles», a rapporté lundi le Wall Street Journal (WSJ). Selon le journal, Trump «envisagerait une attaque d’envergure après les élections de mi-mandat, qui pourrait cibler des infrastructures et des sites nucléaires iraniens», précisant qu’»aucune décision définitive n’a cependant été prise». La publication indique également que «des gouvernements, notamment ceux du Qatar et des Émirats arabes unis, ont mené des exercices de sécurité, y compris dans des aéroports», alors que dans la capitale de l’Arabie saoudite «les cours se dérouleront exclusivement en ligne cette semaine». «Les ambassades des Pays-Bas et de Belgique dans la région ont averti, jeudi, que la situation sécuritaire pourrait s’y dégrader rapidement», souligne encore le WSJ. De nouvelles attaques des Ansar Allah contre l’Arabie saoudite Les combats et les attaques réciproques se poursuivent entre les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la Coalition pour le soutien à la légitimité, dirigée par l’Arabie saoudite, et les forces du gouvernement de Sanaa dirigé par le groupe Ansar Allah. Les deux camps font état de victimes civiles. Les forces gouvernementales d’Aden ont annoncé, mardi, avoir repris le contrôle de positions dans la zone d’Al-Khazzan al-Ahmar, sur le front d’Al-Nusaira, dans le district d’Al-Maqatirah, au nord du gouvernorat de Lahj (sud du pays). De leur côté, les Ansar Allah (Houthis) affirment avoir mené deux attaques visant respectivement l’aéroport international d’Abha et la base de Khamis Mushait en Arabie Saoudite. Yahya Sarea, le porte-parole militaire du groupe des Houthis, a déclaré que la première opération menée avec un drone «a entraîné une interruption du trafic aérien à l’aéroport d’Abha» ; alors que dans la seconde, qui a visé la base aérienne de Khamis Mushait, «un missile balistique a eu un impact direct» Dans une précédente déclaration, Yahya Sarea a également annoncé le ciblage de «rassemblements ennemis à l’est du gouvernorat d’Al-Jawf à l’aide de plusieurs missiles balistiques», faisant «un grand nombre de morts et de blessés» ainsi que la destruction de plusieurs véhicules».