Première réunion du conseil scientifique de la diaspora

Mobiliser les compétences nationales à l’étranger

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a souligné, hier dimanche, l’importance de la création du Conseil supéri...

Mobiliser les compétences nationales à l’étranger
En effet, dans une allocution prononcée lors de l’ouverture des travaux de la première réunion du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger, Baddari a expliqué que ce conseil, en tant qu’organe consultatif supérieur directement rattaché au président de la République et jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière, «incarne la politique de l’État algérien envers ses compétences représentées par la communauté scientifique nationale à l’étranger». Cette instance scientifique reflète également, a ajouté le ministre, «la vision de développement stratégique du président de la République qui souhaite faire de notre diaspora à travers le monde une contribution au développement national et au renforcement de l’Algérie nouvelle», soulignant «l’impact profond de la participation des compétences algériennes à l’étranger dans le parcours de développement national». À ce propos, le ministre a rappelé que le décret présidentiel, qui a établi le conseil, «a défini précisément ses missions, telles que la consultation des conseils scientifiques et technologiques visant à renforcer l’économie nationale et à en faire une économie de la connaissance basée sur diverses technologies, surtout que le monde se dirige vers l’utilisation de l’intelligence artificielle, ce qui nous impose de renforcer les domaines liés à la cybersécurité, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique», a-t-il estimé. Et d’ajouter : «ce conseil reflète le passage de la relation entre les compétences algériennes à l’étranger et la mère-patrie à une relation institutionnelle et un partenariat effectif dans la construction de l’économie nationale, considérée comme une partie du capital humain national et une valeur ajoutée pour la nouvelle Algérie». De son côté, le coordinateur du conseil, le professeur Elias Zerhouni, a confirmé que cette première réunion est consacrée à l’étude et à la discussion «d’un certain nombre de dossiers dans le cadre du plan et de la stratégie qu’il adoptera dans l’exercice de ses fonctions», soulignant l’importance de «la coordination et du partenariat avec les collègues au sein du pays pour promouvoir plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire et les domaines prioritaires pour l’Algérie». Il a également annoncé «l’élaboration d’une feuille de route à présenter au président de la République, basée sur une organisation flexible qui s’adapte aux besoins prioritaires qui seront précisément déterminés avec les membres et les secteurs concernés». Le plan de travail, a indiqué le professeur Zerhouni, repose sur «les programmes qui seront mis en œuvre dans le but de fournir des conseils ainsi que d’attirer la communauté scientifique et technique à l’étranger et de l’organiser sous forme de réservoir de compétences pour les impliquer dans ce travail bénévole qui reflète le grand attachement à la patrie». À rappeler que les membres de ce conseil, créé par le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, ont été choisis «en fonction de leur niveau scientifique international et de leurs spécialités stratégiques pour contribuer à la recherche et au développement». Les membres du conseil devaient discuter et préparer lors de cette réunion le règlement intérieur du conseil et à l’approuver, en plus de former les comités spécialisés et de tracer le plan de travail annuel pour coordonner les efforts et étudier les projets d’importance nationale. Les travaux devront aboutir à des recommandations, études et rapports destinés à la présidence de la République.