Les Américains poursuivent leur agression contre l’Iran
Menace d’un affrontement généralisé dans la région
Dimanche, 135e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 25e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. La nouvelle escalad...

L’Iran a déjà riposté à une plus large échelle ciblant à son tour des intérêts américains (ambassades et bases militaires) dans au moins trois pays du Golfe. Un communiqué du Commandement central américain (CENTCOM) fait état du bombardement de « 140 sites militaires » iraniens lors de la troisième série de frappes en « représailles » à la décision de Téhéran de fermer le détroit d’Ormuz. Selon le correspondant d’Al Jazeera à Téhéran, ces nouvelles frappes américaines sont les « plus étendues que les précédentes », et ont ciblé « trois provinces clés du Sud ». De son côté, la Télévision iranienne a fait état d’explosions dans la ville de Jask, dans la province d’Hormozgan, au sud du pays, dans le village de Shah Abdullah, à l’extrême sud de la province du Khuzestan et une base militaire dans la province de Bushehr, au Sud également. Parallèlement, le Commandement des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et l’armée iranienne ont annoncé avoir mené des attaques contre plusieurs bases et installations militaires américaines dans la région. Le CGRI affirme avoir détruit « le centre de commandement et les hangars de drones MQ-9 Reaper de la base aérienne américaine Prince Hassan en Jordanie à l’aide de missiles balistiques », et des « centres de soutien logistique pour les porte-avions américains et des plateformes de ravitaillement ont été détruits dans le port de Duqm, à Oman ». « Les États-Unis ont tenté de faire passer des navires dans le corridor illégal au sud du détroit d’Ormuz en imposant leur volonté au Sultanat d’Oman », ajoute le CGRI. De son côté, l’armée iranienne annonce avoir ciblé « un système de missiles Patriot, un dépôt de munitions et un site radar militaire américain au Koweït à l’aide de drones », ainsi qu’un « système de communications militaires et un site radar américains à Bahreïn » avec des drones. Le ministère omanais des Affaires étrangères affirme avoir convoqué l’ambassadeur iranien pour lui transmettre une « note de protestation après que des sites à Musandam et Al Wusta ont été ciblés par des drones », qualifiant ces actes d’« irresponsables ». Par ailleurs, l’Autorité iranienne du détroit du golfe Persique a annoncé la fermeture totale du détroit d’Ormuz « en raison des récents mouvements illégaux des forces militaires américaines dans la région ». « Dès que la stabilité et le calme seront rétablis, toutes les demandes seront examinées selon le calendrier prévu et les autorisations nécessaires seront délivrées », a ajouté l’Autorité dans un communiqué. La société civile palestinienne rejette la «normalisation de l’oppression» Vingt-quatre organisations palestiniennes de la société civile ont dénoncé, samedi dans un communiqué, des tentatives de « normalisation de l’oppression » sous couvert de concepts d’« échange entre les peuples » ou de « consolidation de la paix », refusant également toute participation, soutien ou contribution en leur nom à ces initiatives. « Nous, organisations palestiniennes soussignées, affirmons que nous ne participons, ne promouvons ni ne nous engageons dans aucun projet, initiative ou activité réunissant des acteurs israéliens et palestiniens de la société civile et du secteur privé, sous le couvert trompeur des concepts d’« échange entre les peuples » ou de « consolidation de la paix », qui ne font que normaliser l’oppression de notre peuple », lit-on dans le communiqué. Les organisations signataires de la déclaration pointent du doigt « la dernière édition de la conférence dite «Solution à deux États», organisée à Paris le 13 juin 2026 sous le nom d’»Appel de Paris» », considérant qu’elle « reproduit une approche politique néfaste qui a pour effet de nier la capacité d’action des Palestiniens ». « En présentant notre réalité comme un conflit prolongé entre deux peuples, susceptible d’être résolu par la compréhension mutuelle et le dialogue, ces initiatives blanchissent délibérément les crimes d’Israël qui sous-tendent son régime colonial d’apartheid, son occupation illégale et son génocide », ajoute la déclaration. « Nous sommes consternés de voir de telles initiatives promues par de prétendus alliés et ceux qui font semblant de défendre les droits des Palestiniens », alors que « notre peuple à Ghaza subit un génocide israélien en cours, qui a fait plus de 73.000 morts et 173.000 blessés parmi les Palestiniens, dont plus de 1.000 tués depuis le prétendu «cessez-le-feu» d’octobre 2025», explique encore le communiqué. Plutôt que de «promouvoir un cadre obsolète qui tolère les crimes israéliens et entrave l’autodétermination palestinienne», les acteurs internationaux sont appelés à «soutenir la société civile palestinienne dans ses efforts de mobilisation et de lutte contre les violences qu’elle subit, afin de mettre un terme aux violences systématiques», conclut le communiqué. Figurent parmi les 24 organisations signataires Le Réseau des ONG palestiniennes (PNGO - Une coalition de 132 organisations), Al-Haq, Association Addameer de soutien aux prisonniers, Centre Al-Quds pour l’aide juridique, et le Centre Al-Mezan pour les droits humains.