Equipe Nationale- Face au Niger

Les Verts amputés de quatre joueurs : Un projet de jeu déjà compromis ?

Sur les 26 convoqués pour la fenêtre FIFA de septembre, quatre ont déjà quitté le regroupement pour diverses raisons. Il s’agit des Aït Nouri, Gouiri, Hadj Mous...

Conséquence : 22 éléments, dont 3 gardiens de but, restent concernés par le prochain match amical face au Niger. L’entraineur national, Brahim Hemdani, et son adjoint, Antar Yahia, ne disposent donc que de 19 joueurs de champ. Une situation qui soulève légitimement plusieurs interrogations. Peut-on réellement mettre en place un projet de jeu cohérent et procéder à une évaluation technique sérieuse avec un effectif aussi réduit ? Pour de nombreux observateurs, la tâche s’annonce compliquée. Le sélectionneur national ne dispose pas d’une marge de manœuvre suffisante pour multiplier les essais et varier les options tactiques. Certaines sources affirment que le staff technique compte offrir une chance à certains éléments qui n’ont pas participé aux rencontres officielles contre la Zambie et le Burundi. Le problème se pose également au niveau de l’entrejeu où le coach national ne pourra compter que sur cinq milieux de terrain : Aouchiche, Chaibi, Bourabaa, Maza et Abdeli. Ces derniers présentent-ils les complémentarités nécessaires pour assurer l’équilibre de l’équipe et répondre aux exigences du schéma tactique envisagé ? La question mérite d’être posée. En attaque, six joueurs sont disponibles pour trois postes. Brahim Hemdani et Antar Yahia, pourraient ainsi être tenté de sacrifier un élément offensif afin de renforcer son milieu de terrain et disposer d’une quatrième solution dans ce secteur. Une chose est sûre : cette réduction de l’effectif ne facilite ni la mise en place d’un véritable projet de jeu ni une évaluation objective des nouveaux éléments. D’autant que le niveau de l’équipe du Niger, classé 114e au classement FIFA du 20 juillet dernier, constitue également un paramètre à prendre en considération dans l’analyse de la prestation des Verts. Le niveau de l’opposition ne permettrait pas de mesurer réellement les capacités de nos joueurs. Une sortie qui relance le débat sur la pertinence du choix des sparring-partners et sur la nécessité de confronter les Verts à des adversaires susceptibles de révéler leurs véritables forces et faiblesses. En toute objectivité, cette situation risque de perturber la préparation d’une sélection appelée à gagner en cohésion, à consolider ses automatismes et à construire un collectif compétitif en prévision des prochaines échéances, notamment les objectifs fixés lors de la phase finale de la prochaine de la coupe d’Afrique des nations. Au-delà du résultat de cette rencontre amicale, c’est donc la qualité de travail de préparation et la capacité du staff à tirer des enseignements fiables de ce rassemblement qui suscite des interrogations.