Non-renouvellement du mandat de la MINURSO
« Les négociations ne sont pas terminées »
LAlgérie a exprimé « son profond regret » à la suite du non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Saha...

Pour le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi, le projet de résolution présenté dernièrement aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies « vise à dénaturer complètement le dossier du Sahara occidental ». En effet, intervenant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Saïd Ayachi, a rappelé que le dossier du Sahara occidental est « une question de décolonisation et que le Maroc et ses soutiens, à travers les dernières démarches, veulent légitimer un fait accompli colonial imposé par la force aux Sahraouis ». Le président du CNASPS a estimé que la situation est « dangereuse, néanmoins, les choses peuvent évoluer dans les prochaines heures », a-t-il estimé. « On va voir comment les choses vont avancer entre les membres du Conseil de sécurité, car il y a des discussions de couloirs, de coulisses et des négociations entre les membres permanents à la recherche d’une solution », a-t-il ajouté. Saïd Ayachi a également expliqué « qu’il doit y avoir une solution pour continuer à traiter le dossier du conflit au Sahara occidental et voir ce qu’il en sera de la MINURSO, soit une revitalisation, une reconduction ou bien un remplacement par une autre instance sous l’égide de l’ONU ». Et d’ajouter : « il faudra bien un instrument des Nations unies dans le dossier, puisqu’il reste au niveau de l’ONU et au niveau du Conseil de sécurité ». Arguments à l’appui, l’invité de la Radio a révélé que « le but recherché derrière cette manœuvre est la dénaturation de la MINURSO et la redéfinition de sa mission, notamment avec la suppression de la lettre « R », correspondant au terme référendum, dans l’acronyme de l’instrument onusien ; et sans référendum, ce n’est plus une affaire de décolonisation », a-t-il souligné. Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, a conclu son intervention en soulignant que « le souhait du Makhzen est de voir le dossier de la décolonisation du Sahara occidental sortir des Nations unies afin qu’il puisse être traité comme un dossier ordinaire et sans les sanctions du Droit international ». Pour Saïd Ayachi, l’entité sioniste « n’est pas étrangère à cette crise grave. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a exprimé, samedi, son « profond regret» face au non-renouvellement du mandat de la Minurso. Alger impute cette issue à « l’excessive partialité » du projet américain, estimant que son contenu penchait « avec une telle outrance » en faveur du Maroc, au détriment du Front Polisario. L’Algérie, par la voix de son représentant à l’ONU, Amar Bendjama, a remercié la Russie pour avoir présenté un projet de reconduite du mandat de la mission ainsi que tous les pays membres qui ont choisi « de ne pas s’associer à une injustice et une atteinte manifeste aux fondements » de l’Organisation onusienne. Au Conseil de sécurité de l’ONU, Amar Bendjama, a fait un parallèle entre la Palestine occupée et le Sahara occidental à travers la notion de « transaction indécente ».