Proche-Orient

Les Etats-Unis veulent paralyser le secteur aérien iranien

Mardi, 207e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 97e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Les Etats-Unis veulent paralyser le secteur aérien iranien
« Téhéran se féliciterait d’un retour à la diplomatie si les États-Unis prennent des mesures concrètes », a déclaré hier une source iranienne de « haut niveau » à l’agence Tasnim. Cette dernière a également rapporté qu’une « proposition iranienne a été transmise aux États-Unis par l’intermédiaire d’intermédiaires le 16 septembre ». De son côté, l’agence Fars, citant des sources iraniennes, a démenti les informations faisant état de la disponibilité de l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz dans le cas où les Etats-Unis réduisaient la pression militaire et levaient le blocus marin. Par ailleurs, Al Jazeera, citant un responsable irakien, a rapporté que les aéroports du pays « ont reçu l’ordre d’interdire l’atterrissage des avions iraniens à compter de minuit ce soir (mercredi 23 septembre) », en application des sanctions américaines. Selon la chaîne iranienne Press TV, la Chine a dénoncé la mesure américaine la qualifiant d’illégale. Téhéran dément l’ouverture du détroit d’Ormuz Des sources iraniennes, citées par l’agence Fars News, ont rejeté hier les informations faisant état de la disponibilité de Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz dans les sept jours si les États-Unis réduisaient la pression militaire et levaient le blocus. Plus tôt, Reuters et l’agence de presse japonaise Kyodo avaient cité séparément un haut responsable iranien disant que l’Iran ouvrirait le détroit si les États-Unis prenaient les mesures citées plus haut. De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a réagi mardi aux accusations américaines selon lesquelles l’Iran serait responsable de la flambée des prix des carburants dans le monde. Baghaei a qualifié ces accusations de « tentative flagrante des États-Unis de dissimuler leur incapacité à gérer les marchés de l’énergie et de se soustraire à leur responsabilité dans les crises provoquées par leur politique unilatérale». «Les responsables américains accusent l’Iran de la hausse des prix des carburants ; ils pensent que l’opinion publique s’emporte si facilement qu’elle a oublié qui a initié l’agression militaire et comment ses actions ont conduit à une crise qui a perturbé le transport maritime commercial et entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté. Par ailleurs, Reuters a rapporté que les données préliminaires publiées mardi ont montré que le nombre de navires de produits primaires qui ont traversé le détroit d’Ormuz a diminué à seulement 2 navires lundi, contre 10 navires la veille ». L’agence a expliqué que ces chiffres n’incluent pas les navires qui auraient pu traverser le détroit après avoir éteint les émetteurs et les récepteurs du système d’identification automatique, pour éviter d’être détectés. Les aéroports irakiens interdisent l’atterrissage des avions iraniens « Les aéroports irakiens ont été informés qu’ils ne recevraient plus d’avions iraniens à partir de minuit », a déclaré mardi un responsable irakien à Al Jazeera, expliquant que cette mesure a prise conformément aux « sanctions américaines ». Auparavant, la compagnie Iran Air a avait annoncé que ses vols internationaux se poursuivent dans la région, y compris vers l’Irak. Dans un bref communiqué, la compagnie a déclaré : « Nos vols internationaux se poursuivent », précisant qu’elle « n’a reçu aucune notification de la part de la Turquie, de l’Azerbaïdjan ou de l’Irak concernant la suspension des vols vers Istanbul, Bakou et Najaf », a précisé Al Jazeera. Par ailleurs, selon la chaîne iranienne Press TV, « la Chine a fermement rejeté les dernières tentatives des États-Unis visant à paralyser le secteur aérien iranien, qualifiant les menaces de sanctions secondaires brandies par Washington de mesures de coercition « illégales» et dénuées de tout fondement en droit international ». « La Chine s’oppose systématiquement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent ni sur le droit international ni sur une autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré aux journalistes Guo Jiakun, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, selon des propos rapportés par Press TV. La chaîne iranienne a également rappelé les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, la semaine dernière, dans lesquelles il affirmait que « toutes les compagnies aériennes iraniennes seraient mises à l’arrêt dans le monde entier », et où il menaçait « d’exclure du système du dollar américain les grands hubs aériens et les entreprises étrangères qui fourniraient du carburant, des services d’atterrissage ou des services de billetterie aux transporteurs iraniens ».