Législatives du 2 juillet : Le compte à rebours a commencé

Le nombre global de candidats aux élections législatives prévues le 2 juillet prochain, à l’intérieur du pays, a atteint 10.168 candidats. Alors que le nombre g...

Législatives du 2 juillet : Le compte à rebours a commencé
Après expiration des délais légaux, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé, samedi dans un communiqué, le bilan final du nombre de listes ayant déposé les dossiers de déclaration collective de candidature aux élections législatives prévues le 2 juillet prochain. «Après examen des données recueillies à partir de la plateforme numérique consacrée au suivi du dépôt des dossiers de déclaration collective de candidature, ainsi que des données recueillies à partir des procès-verbaux de clôture de l’opération de dépôt des dossiers établis par les huissiers de justice mobilisés à cet effet, l’ANIE annonce le bilan final du nombre de listes ayant déposé les dossiers de déclaration collective de candidature à l’occasion de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) du 2 juillet 2026, après expiration des délais légaux», relèvent les termes du communiqué. «Pour ce qui est des circonscriptions électorales à l’intérieur du pays, le nombre total des dossiers déposés s’élève à 788 dossiers, dont 649 sous l’égide de 32 partis politiques, un (1) dossier sous l’égide de plus d’un parti politique (alliance) et 138 dossiers au titre de listes indépendantes», précise l’Autorité. S’agissant des circonscriptions électorales à l’étranger, l’ANIE fait savoir que «le nombre total des dossiers déposés s’élève à 66 dossiers, dont 59 sous l’égide de 18 partis politiques, un (1) dossier sous l’égide de plus d’un parti politique (alliance) et six (6) dossiers au titre de listes indépendantes». Après examen des dossiers des listes des candidats déposés, l’ANIE informe que, «jusqu’à samedi 23 mai 2026 à 15h30, 101 dossiers de listes de candidats ont été examinés, dont 86 sous l’égide de partis politiques et 15 dossiers au titre de listes indépendantes», précisant que «1.235 candidats ont été retenus, alors que 269 autres candidatures ont été rejetées». Dans ce sillage, on enregistre une première contestation de la part d’un parti contre les « exclusions» de l’autorité électorale. Il s’agit du Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui a fait part de son inquiétude face à ce qu’il a qualifié d’« application arbitraire et généralisée » de l’article 200 dans le traitement des dossiers des candidats aux prochaines élections législatives, mettant en garde contre une « utilisation administrative sélective » de la loi et ses répercussions sur la crédibilité du scrutin. À travers un communiqué publié samedi, à l’issue d’une réunion présidée par son leader Abdelali Hassani Cherif, le MSP a considéré que l’exclusion d’un certain nombre de candidats sur la base de l’application de l’article 200, « sans preuves juridiques claires ni jugements définitifs, porte atteinte aux droits politiques et constitutionnels des citoyens ». Tout en réaffirmant son attachement à la participation politique, qu’il qualifie d’« engagement patriotique et de lutte pacifique et responsable», et au renforcement du front intérieur, en élargissant les espaces de dialogue, de confiance et de réforme, le MSP n’a pas manqué de mettre en garde contre le fait que l’augmentation de l’abstention électorale pourrait avoir des répercussions négatives sur la stabilité et affaiblir le dynamisme de la société ainsi que le processus démocratique. D’autres se sont également exprimés dans ce cadre, notamment en dévoilant leurs programmes électoraux pour ces prochaines élections législatives, à l’enseigne du Front de la bonne gouvernance. Alors que le président du parti El Karama, Mohamed Daoui, a présenté le bilan de collecte des signatures et d’élaboration de ses listes électorales. Ainsi la présentation du bilan de l’opération de préparation des listes de candidats du parti Tajamou Amel El Djazaïr (TAJ). Pour sa part, Mme Hanoune a annoncé la participation de son parti aux prochaines législatives dans le but de «contribuer à la protection du pays contre les menaces extérieures en prenant part au renouveau institutionnel».