Coopération entre les pays membres

Le SG de l’Opep salue le rôle central de l’Algérie

Pour le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al Ghais, chaque défi représente également une opportunité.

« Les difficultés auxquelles l’OPEP a été confrontée il y a dix ans ont contribué à notre réussite dans l’élaboration de la Charte de coopération », a-t-il soutenu lors d'un entretien diffusé lundi soir par la télévision publique. Une reconnaissance implicite de l’organisation concernant les nouveaux défis qu’elle devrait immanquablement affronter, c’est la nature du développement en général, mais cela ne constitue pas un obstacle majeur à surmonter, a-t-il laissé entendre à travers ces déclarations. La Déclaration d’Alger de septembre 2016, aujourd’hui connue sous le nom d’accord OPEP+, qualifiée de «fondement de la coopération entre les pays producteurs de pétrole », a conduit à la création d’un comité de haut niveau chargé de mettre en œuvre les recommandations, a-t-il rappelé. Ajoutant que les conclusions de la réunion d’Alger et les travaux du comité de haut niveau étaient également placés sous la présidence de l’Algérie. C’est ce comité qui a défini les cadres et les mécanismes que nous continuons à activer et à utiliser aujourd’hui, a-t-il souligné. Il a également salué le rôle central et historique de l’Algérie au sein de l’OPEP, rappelant que le premier sommet réunissant les dirigeants et chefs de gouvernement des pays membres de l’organisation s’était tenu en Algérie en 1975. « La Charte de coopération de l’OPEP+ ne se limite pas à soutenir la stabilité des marchés pétroliers, mais ouvre également de nouvelles perspectives de coopération dans différents domaines», a-t-il souligné, tout en insistant sur le caractère historique de l’accord OPEP+, estimant qu’il « restera une référence pour tous ceux qui étudieront à l’avenir l’histoire de l’industrie et des marchés de l’énergie ». Le secrétaire général de l’OPEP, qui a séjourné en Algérie du 26 au 29 septembre, n’a pas manqué d’aborder sa rencontre avec le président Tebboune, « qui m’a accueilli, comme à son habitude, avec beaucoup de chaleur et d’hospitalité dans mon deuxième pays, l’Algérie », a-t-il relevé. « Cette rencontre, empreinte d’amitié et de cordialité, a été riche en significations importantes ainsi qu’en orientations de la part du président de la République à mon égard, en ma qualité de secrétaire général de l’OPEP », a déclaré l’hôte de l’Algérie. Précisant que cette rencontre intervient à une date importante et historique, qui coïncide avec le 10e anniversaire de la Déclaration de coopération issue de la Déclaration d’Alger. « J’ai évoqué avec le président de la République la situation actuelle sur les marchés, et la plupart des sujets abordés concernaient le rôle historique de l’Algérie au sein de l’organisation, a-t-il indiqué, ajoutant que « Dieu merci, le président de la République et le gouvernement algérien soutiennent l’OPEP et ses efforts ». « L’engagement de l’Algérie à respecter les décisions de l’OPEP, qu’elles soient historiques ou actuelles, s’est clairement manifesté à travers les échanges que j’ai eus aujourd’hui avec le président de la République », a-t-il souligné. Par ailleurs, M. Haitham Al Ghais a soutenu que le gaz naturel deviendra la deuxième plus importante source d’énergie à l’horizon 2050, selon les études de l’OPEP et celles de plusieurs autres organismes. Enfin, contrairement à d’autres estimations moins optimistes, il prévoit, lui, une hausse de 23 % de la consommation mondiale d’énergie à l’horizon 2050.