Equipe Nationale - Après sa défaite face à la Suisse
Le rêve américain a pris fin pour les «Verts»
L’exploit espéré n’a finalement pas eu lieu pour les ‘Verts’ et le rêve américain a pris fin en seizièmes de finale du Mondial 2026.

Deux erreurs défensives ont cependant scellé le sort d’une rencontre où il y avait de la place pour un résultat positif. Une nouvelle fois, la qualité individuelle s’est révélée décisive, faisant basculer la rencontre en faveur de l’équipe la plus réaliste. En toute objectivité, l’équipe nationale est encore loin du niveau pour espérer rivaliser avec les meilleures nations du football lors d’une coupe du monde. Ainsi donc, les ‘Verts’ quittent la compétition sans convaincre. Insuffisante dans presque tous les domaines, l’EN n’a, à aucun moment, réussi à emballer le match et les occasions de revenir au score se sont faits très rares. Peu inspirés, les nôtres ont subi le poids du match et l’efficacité des helvétiques qui ont exploité à bon escient la passivité des Algériens. Une défense fragile, une attaque inexistante, un milieu de terrain émoussé, un gardien de but peu inspiré et un adversaire solide. En toute sincérité, les ingrédients n’étaient pas clairement réunis au sein de notre sélection. Car, pour espérer un bon parcours en coupe du monde, il faut avant tout posséder une base défensive solide. Toutes les grandes sélections s’appuient sur un axe central défensif de haut niveau et sur un gardien de but capable de faire gagner des matches. La responsabilité de cet échec est partagée entre les joueurs qui n’ont pas répondu présent à un moment où on les attendait le plus et l’entraineur. C’est du moins l’impression qui se dégage. Pourtant, rien ne laissait présager une telle faillite collective. Les signaux étaient loin d’annoncer un effondrement de telle ampleur, tant sur le plan du jeu que dans l’attitude générale de l’équipe. Les ‘Verts’ ont affichèrent d’entrée leurs intentions en prenant l’initiative du jeu avant de concéder un but contre le cours du jeu d’Embolo (10’). Loin de se décourager, les Algériens ont essayé de réagir par les Aouar, Maza ou Chaïbi, mais en vain. A la reprise, les nôtres ont été assommés par un second but signé Dan Ndoye (46’), compliquant davantage la tâche des ‘Verts’. Vladimir Petkovic a tenté de relancer son équipe avec les incorporations des Gouiri et Hadjam avant d’être rejoints par les Hadj Moussa, Boudaoui puis Boulbina. Mais, malgré ces ajustements, les ‘Verts’ ont continué à se heurter à une défense suisse bien organisée grâce à une parfaite organisation de jeu au milieu de terrain. Une équipe méconnaissable, Petkovic sans solution Peut-on réellement parler tactique lorsque les passes n’arrivent pas à destination et que les dribbles ne sont pas réussies ? L’équipe nationale a affiché un visage particulièrement inquiétant, se montrant amorphe dans tous les compartiments du jeu. Une prestation qui a laissé le public algérien perplexe tant elle a été difficile à expliquer. Absence de pressing, manque de maîtrise dans la construction, rythme insuffisant et déficit de combativité : les lacunes ont été nombreuses et visibles tout le long de la partie. Une telle copie est d’autant plus regrettable qu’elle intervient à ce stade de la compétition, où l’exigence et l’intensité devraient être à leur maximum. C’est ce qui arrive quand les fondamentaux font défaut. Par ailleurs, certains observateurs ont pointé les choix de Petkovic. Selon eux, les décisions tactiques restent difficiles à comprendre, estimant que les ‘Verts’ ont évolué de manière désorganisée et sans véritable plan de jeu. Son plan de mettre Gouiri sur le banc, pour l’incorporer trop tard, n’a pas fonctionné du tout sans pour autant oublier d’évoquer les errances défensives. Une Coupe du monde se joue dans les détails. Et à ce jeu-là, l’EN a payé très cher ses erreurs défensives. Après un premier but facilement évitable compte tenu de la gravité de l’erreur de marquage et l’absence de couverture. Le deuxième but survient dans la foulée de deux ballons offerts aux Suisses par Bensebaïni puis Belghali. Impossible à ce niveau-là. Dans les bois, si Luca Zidane n’a pas commis d’erreurs, mais n’a pas pesé non plus. En somme, l’entêtement de Vladimir Petkovic dans sa philosophie de jeu et dans certains de ses choix de joueurs s’est révélé fatal. Le sélectionneur national a donné l’impression de vouloir imposer un système de jeu sans disposer des profils adaptés pour l’animer efficacement. En privilégiant son idée de football plutôt que les qualités réelles de son effectif, il n’a pas respecté les critères de complémentarité, d’équilibre et d’efficacité. A ce niveau, un projet de jeu ne peut réussir que s’il est construit en fonction des caractéristiques des joueurs, et non l’inverse.