Commerce
Le prix de la pomme de terre fixé entre 80 et 90 DA le kg
La hausse des prix de la pomme de terre, qui se sont récemment établis entre 110 et 120 DA le kilogramme, ainsi que l’augmentation enregistrée sur plusieurs aut...

Dans ce contexte, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a fixé de nouveaux prix pour la pomme de terre destinée à la consommation, dans le cadre de mesures visant à réguler l’approvisionnement du marché et à assurer un suivi des prix aux différents stades de la commercialisation. Selon une instruction datée du 1er octobre, adressée aux directeurs régionaux du Commerce et aux directeurs du Commerce des wilayas, un accord a été conclu, à l’issue du Conseil interministériel tenu le même jour, avec les représentants des filières agricoles professionnelles, les agriculteurs et les opérateurs des chambres froides. Le document, relayé sur les réseaux sociaux par plusieurs pages et comptes relevant d’organisations professionnelles d’agriculteurs et de commerçants, fixe ainsi le prix de vente de la pomme de terre à la sortie de l’exploitation agricole entre 60 et 70 DA le kilogramme, tandis que le prix de vente au détail au consommateur est fixé entre 80 et 90 DA le kilogramme. Le ministère a, par ailleurs, instruit les services de contrôle de veiller au strict respect des prix fixés à tous les stades de la commercialisation et de transmettre quotidiennement à l’Administration centrale des rapports sur la mise en œuvre de cette instruction et l’évolution des prix sur les marchés. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par une hausse des prix de plusieurs produits agricoles, notamment les fruits et légumes, suscitant les inquiétudes des consommateurs et des organisations de défense des consommateurs. Ces dernières ont d’ailleurs réagi à la récente hausse des prix des produits de première nécessité. Elles estiment que cette situation nécessite un renforcement des mécanismes de contrôle du marché, notamment sur les marges pratiquées, les stocks et les éventuelles pratiques spéculatives, malgré les différentes mesures. Cette hausse des prix est inexplicable sachant qu’un accompagnement est accordé par l’État aux opérateurs dans le domaine notamment en matière de fiscalité et de foncier. Dans un communiqué rendu public, l’association ‘El-Aman’ a ainsi appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête nationale transparente sur les marges, les stocks et la spéculation. Elle a également préconisé une réforme structurelle de la chaîne de distribution, reposant notamment sur la numérisation, la traçabilité et la lutte contre l’informel, afin de contribuer à la protection du pouvoir d’achat des citoyens.