Affaire de l’agent consulaire algérien détenu en France

Le parquet de Paris requiert sa remise en liberté

Paris semble revenir à de meilleurs sentiments dans l’affaire de l’agent consulaire algérien, incarcéré en France depuis avril 2024.

Le parquet de Paris requiert sa remise en liberté
En effet, le parquet antiterroriste français (PNAT) a assoupli sa position dans le dossier de l’agent consulaire algérien. Ce changement notable dans l’attitude de la justice française s’est traduit par la demande du parquet antiterroriste français qui a appelé à la libération de l’employé consulaire au consulat algérien de Créteil en France, après l’avoir placé en détention provisoire depuis le 12 avril 2025, soupçonné de son implication dans l’enlèvement du dénommé ‘Amir Boukhers’, selon la description de la justice française. Cette autre pierre d’achoppement dans les relations algéro-françaises, est survenue quand les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie étaient à leur plus bas niveau, marquées par l’expulsion réciproque de 24 diplomates des deux côtés. Le dossier lié à la détention de l’agent consulaire algérien, constitue selon les autorités algériennes, « le principal obstacle à toute normalisation des relations avec Paris ». La demande du parquet antiterroriste français de libérer le fonctionnaire du consulat d’Algérie à Créteil, est intervenue après que ce même parquet avait opposé à plusieurs reprises son refus à toutes les demandes de libération, mais les juges d’instruction n’ont pas accepté la demande de remise en liberté provisoire introduite par la défense, selon le journal français «Le Monde». Comme l’a rapporté ce même média ce mardi, le parquet national français a demandé de placer le fonctionnaire consulaire sous contrôle judiciaire, considérant que « la poursuite de sa détention n’était plus justifiée ». Il est prévu de réexaminer l’affaire le 13 juillet prochain, selon la même source. Pour rappel, cette affaire est le fâcheux héritage de la gestion de l’ancien ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau. Alors que l’Algérie et la France s’orientaient vers un apaisement de la crise en avril 2025, notamment après la visite prometteuse du ministre des Affaires étrangères français en Algérie, les relations ont connu un revers inattendu suite à l’annonce par la police intérieure française de l’arrestation d’un employé consulaire algérien. L’Algérie avait alors accusé l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, d’être derrière l’opération d’arrestation dans le but de faire échouer le rapprochement entre les deux pays.