Iran-Oman

Laccord sur le détroit dOrmuz se précise

Vendredi, 161e jour de lagression américano-sioniste contre lIran et 51e jour depuis la signature de laccord entre Téhéran et Washington.

Laccord sur le détroit dOrmuz se précise
Le transit des navires commerciaux via le détroit dOrmuz est toujours à son plus bas niveau. Pour le transport des hydrocarbures (gaz et pétrole), la situation est bien pire. Seulement 6 pétroliers ont emprunté cette voie maritime en une semaine. Sur le même sujet, lIran sapprête à annoncer un accord avec le Sultanat dOman concernant la gestion du détroit dOrmuz. La partie omanaise aurait exigé un strict respect du droit international, selon un analyste dAl Jazeera. Hier matin, les Houthis du Yémen ont lancé plusieurs attaques de missiles sur les provinces yéménites dHadramaout et de Marib, bastions du gouvernement yéménite reconnu internationalement. Les attaques ont visé également la région de Najran en Arabie Saoudite. Un accord de défense a été signé, vendredi, à La Mecque entre Riyad, Islamabad et Ankara. Il fait suite à celui signé par lArabie Saoudite et le Pakistan en septembre dernier. Selon des propos rapportés par Al Jazeera, le directeur de la communication de la présidence turque a déclaré, hier, que laccord « ne vise aucun pays, mais contribuera au renforcement de la sécurité et de la dissuasion collective ». Iran-Oman: Un accord sur le détroit dOrmuz en attendant les détails Le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a annoncé mercredi quun accord était en voie de conclusion entre Téhéran et Mascate sur la gestion du détroit dOrmuz, a rapporté Al Jazeera. Selon la même source, Gharibabadi a précisé que laccord porte sur la désignation de la « nouvelle route » du transit maritime via le détroit qui sera située « en grande partie dans les eaux territoriales iraniennes mais également dans les eaux omanaises ». En outre, conformément à laccord, « la route nord, près de lîle de Larak, et la route sud, dans les eaux omanaises, seront fermées ». Alors que la nouvelle route est conçue pour « permettre aux navires commerciaux dentrer dans nos eaux territoriales et den sortir par certaines portions », a ajouté Kazem Gharibabadi, soulignant que le parcours négocié avec le Sultanat dOman « est temporaire », mais « pourrait être en vigueur pendant deux à quatre mois, voire davantage». «Pour passer à la deuxième phase faisant suite à laccord avec Oman, nous devons évaluer la capacité des États-Unis à honorer leurs engagements», a souligné le vice-ministre, signalant que Téhéran a «reçu des messages de Washington indiquant leur volonté de reprendre leurs engagements». Par ailleurs, dans une déclaration à Al Jazeera, Mohammad Saleh Sedghian, directeur du Centre arabe détudes iraniennes, a déclaré que les négociations entre lIran et Oman «ont abouti à un accord respectant le droit international pour la réglementation de la navigation dans le détroit dOrmuz», indiquant que «Téhéran a répondu favorablement à la demande de Mascate que laccord ne viole pas les règles internationales». En contrepartie, «lIran insiste pour empêcher le passage de navires de guerre américains dans ses eaux territoriales, considérant cette mesure comme un élément essentiel du renforcement de la sécurité dans le détroit », rapporte Al Jazeera. Aucune indication na été faite lors de ces déclarations sur le paiement de taxes par les navires transitant par le détroit dOrmuz. Le trafic maritime dans le détroit dOrmuz chute brutalement Les données maritimes montrent que le trafic dans le détroit dOrmuz a chuté à 33 navires entre lundi et jeudi, contre 50 la semaine précédente, a rapporté Reuters citant la société Kpler. Selon la même source, « seulement quatre navires ont traversé le détroit dOrmuz jeudi, dont le très grand pétrolier Nissos Kea, transportant environ deux millions de barils de pétrole brut de Bassorah, en Irak », soulignant que « seuls six pétroliers ont quitté le détroit cette semaine ». Al Jazeera indique de son côté que le transit des navires sest déroulé principalement via la route iranienne. Parallèlement, les données de Kpler indiquent que dans le détroit de Bab el-Mandeb en mer Rouge, 26 navires ont transité jeudi, contre 19 la veille. Par ailleurs, Reuters, citant des sources du secteur maritime, a indiqué que plusieurs raffineurs chinois et indiens ont cherché cette semaine à réserver des navires pour traverser le détroit dOrmuz et charger du pétrole brut au terminal pétrolier de Bassorah, en Irak, attirés par des réductions importantes. Mais en raison de la « réticence des armateurs » à emprunter le détroit dOrmuz dans les conditions actuelles, « aucune réservation na encore été effectuée », ajoute la même source. La compagnie pétrolière nationale irakienne, SOMO, a proposé des rabais de près de 30 dollars le baril sur le pétrole brut Basrah Heavy et Basrah Medium pour les chargements daoût, affirme Al Jazeera.