Pour l’Iran
La sécurité régionale est indivisible
Vendredi, 252e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 142e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Deux autres pétroliers, après les deux de la veille (jeudi), ont pris feu après avoir heurté des mines marines dans le détroit d’Ormuz, a déclaré hier le Commandement des gardiens de la révolution islamique (CGRI). L’ancien chef de la diplomatie iranienne et conseiller du guide suprême, a déclaré, jeudi, que la région est confrontée à deux options : la sécurité collective ou l’insécurité collective. Sur le plan économique, le gouvernement iranien a annoncé, hier, de nouvelles subventions pour apaiser la hausse des prix des produits de première nécessité. Au Yémen, selon les médias proches d’Ansar Allah, une frappe aérienne sur un marché à Al-Wazi’iyah, dans la province yéménite de Taïz, a fait plus de 30 morts et blessés. Le détroit d’Ormuz : encore des pétroliers en feu Les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) ont déclaré, vendredi, que deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines alors qu’ils tentaient de traverser le détroit d’Ormuz en empruntant des itinéraires «non autorisés». Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, citant le communiqué du CGRI, les deux pétroliers, «l’un dans la partie orientale du détroit d’Ormuz et l’autre dans le détroit lui-même», ont été immobilisés après les impacts des explosifs. Le communiqué met en cause la persistance de l’armée américaine visant à «forcer des pétroliers à emprunter des zones non autorisées et contaminées par des mines», une stratégie qui, selon le CGRI, «ne mènera qu’à des échecs répétés et humiliants». Jeudi, le CGRI iranien avait également signalé l’incendie de deux grands pétroliers et d’un remorqueur dans cette importante voie maritime. Parallèlement, les «unités de guerre électronique navale» du CGRI «ont intercepté et récupéré, intacts», deux drones américains de type LUCAS. Selon l’agence de presse Fars, les deux drones américains ont été «forcés à atterrir en toute sécurité avant de les saisir intacts». La région a le choix entre la «sécurité collective ou insécurité collective» La région du Golfe persique et arabe est confrontée à deux options «la sécurité collective ou l’insécurité collective», a déclaré Ali Akbar Velayati, l’ancien ministre iranien des Affaires étrangères et conseiller du nouveau guide suprême iranien, a rapporté Al Jazeera English (AJE). «Alors que tout le monde évoque un nouvel ordre en Asie de l’Ouest, il convient de noter que l’Iran constitue un pont entre le golfe Persique, l’Asie centrale, le Caucase et la mer d’Oman. Tout corridor énergétique ou de transit qui tenterait de nous contourner deviendrait soit trop coûteux, soit instable», a écrit M. Velayati dans une publication sur X. Pour Velayati, «l’effet domino des crises, de Ghaza à la mer Rouge, et du Liban à l’Irak, démontre que la sécurité régionale est indivisible», a-t-il ajouté. «Soit l’instauration d’une sécurité collective, ou alors tout le monde sera confronté à une insécurité collective.» Le gouvernement iranien adopte de nouvelles subventions aux ménages éligibles Le gouvernement iranien a mis en place une «nouvelle série de subventions destinées aux ménages éligibles», rapporte l’agence de presse semi-officielle Tasnim. Téhéran accordera des aides aux ménages bénéficiant du soutien d’organismes sociaux, aux familles de militaires, ainsi qu’aux personnes dont le numéro d’identification national se termine par un chiffre spécifique, ajoute la même source. Les responsables iraniens ont reconnu que la pression économique exercée par Washington, notamment par le blocus marin, a nui à l’économie du pays. Toujours selon Tasnim, l’administration des douanes iranienne «a informé l’ensemble des points de passage et des bureaux de douane opérationnels de l’existence d’une liste de plus de 140 entreprises commerciales collaborant avec l’entité sioniste», en vue de «l’application des mesures et obligations légales à leur encontre». Yémen : Plus de 30 morts et blessés dans une frappe sur un marché à Taïz Des frappes aériennes sur un marché à Al-Wazi’iyah, dans la province yéménite de Taïz, ont fait plus de 30 morts ou blessés, selon la chaîne de télévision Al-Masirah, proche d’Ansar Allah qui accusent l’aviation saoudienne. Le correspondant de chaîne à Taïz a précisé que le bilan de la frappe, survenue vendredi matin, était provisoire, et que les recherches pour retrouver les corps des personnes disparues se poursuivaient. Le même média a également rapporté des frappes intensives dans le secteur de Hamdan, près de la capitale Sanaa, touchant deux puits artésiens, ainsi que des frappes dans le district de Majz, dans la province de Saada. Par ailleurs, selon l’agence de presse Saba, lors d’une rencontre avec des ambassadeurs arabes à Berlin, la ministre yéménite des Affaires étrangères, Afrah al-Zouba, a exhorté les États arabes à prendre des mesures visant à dissuader les attaques des Houthis. La ministre a évoqué les conséquences des attaques d’Ansar Allah sur les populations civiles, notamment les habitants de Taïz, ville qui, selon elle, demeure sous siège.