Proche-Orient

La réunion sur le détroit d’Ormuz reportée

Lundi, 199e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 89e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

La réunion sur le détroit d’Ormuz reportée
Le Sultanat d’Oman a annoncé, dimanche soir, le report à une date ultérieure de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Golfe, de l’Iran et de l’Irak, qui devait discuter des nouvelles dispositions de la gestion du détroit d’Ormuz. Selon Associated Press (AP), les réparations de l’oléoduc saoudien endommagé lors d’une attaque en provenance de l’Irak prendront «plusieurs semaines». Les forces armées des Ansarallah (Houthis) du Yémen ont annoncé une nouvelle attaque visant l’Arabie saoudite. A Ghaza, le ministère de la Santé met en garde contre une catastrophe humanitaire suite à l’arrêt de l’approvisionnement en carburant de 13 établissements de santé privés. Oman annonce le report de la réunion sur le détroit d’Ormuz Prévue hier lundi, la réunion régionale de Salalah (Oman) des ministres des Affaires étrangères de l’Iran, l’Irak et des pays membres du Conseil de coopération du Golfe a été reportée en raison «d’appels au consensus». Le ministère omanais des Affaires étrangères a déclaré, dimanche soir, sur la plateforme X qu’il a été décidé de «reporter à une date ultérieure la réunion régionale, qui devait se tenir demain lundi, dans la ville de Salalah, au Sultanat d’Oman, afin de créer les conditions appropriées pour un dialogue constructif qui contribue à parvenir à des accords durables qui soutiennent la sécurité et la stabilité de la région et répondent aux aspirations de ses peuples à la coopération et à la paix». De son côté, une responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que le report de la réunion d’Oman était intervenu à la «demande de certains pays de la région», expliquant que la décision avait été prise «conjointement entre Téhéran et Mascate». Selon Al Jazeera, à Bahreïn, un communiqué du Conseil des ministres a indiqué que «tout arrangement lié à la navigation dans le détroit d’Ormuz doit être fondé sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982», soulignant que le droit de passage en transit doit être préservé «pour tous les navires sans discrimination, ni frais ni permis, et que tous les pays du Conseil de coopération du Golfe y contribuent». Le pipeline saoudien attaqué restera hors service pendant trois à cinq semaines Les réparations des dégâts subis par l’oléoduc Est-Ouest dans les régions de Ryad et de Médine lors d’une attaque de drones survenue dans la matinée du jeudi 10 septembre prendront «plusieurs semaines», ont déclaré lundi deux responsables régionaux à l’Associated Press (AP). Samedi, une source officielle du ministère saoudien de l’Énergie avait indiqué que l’oléoduc avait été arrêté «par précaution», après l’attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés. Sous couvert d’anonymat, les responsables informés sur le dossier ont indiqué à AP que «la réparation des dégâts pourrait prendre de trois à cinq semaines, y compris dans une installation de pompage importante». «L’un des responsables a déclaré que la ligne pourrait fonctionner partiellement pendant que les équipes effectuent les réparations du pipeline», ajoute l’agence. L’oléoduc Est-Ouest, qui traverse le royaume sur une distance de 1.200 kilomètres, et qui peut acheminer jusqu’à 7 millions de barils de pétrole par jour, est un élément clé de la stratégie saoudienne visant à rediriger les exportations de pétrole vers la mer Rouge afin d’éviter le détroit d’Ormuz, où des attaques iraniennes ont entravé le trafic maritime, suite à l’agression américano-israélienne du 28 février 2026. Attaque d’une base aérienne en Arabie saoudite par les Houthis Les forces armées yéménites ont annoncé lundi, dans un communiqué, avoir mené une «opération militaire d’envergure contre la base aérienne Roi Khalid à Khamis Mushait, en réponse à l’agression brutale de l’Arabie saoudite et à son escalade significative ces cinq derniers jours». Selon le communiqué, lu par le porte-parole militaire du mouvement, Yahya Saree, l’attaque des Ansarallah a ciblé «les installations et infrastructures militaires, notamment les hangars d’avions, les installations radar, les pistes d’atterrissage, les dépôts de munitions et d’autres cibles de la base aérienne Roi Khalid à Khamis Mushait». «L’opération a été menée à l’aide de dizaines de missiles balistiques et de drones en réponse à plus de 300 frappes aériennes menées ces cinq derniers jours par des avions de chasse saoudiens F-15 et Typhoon» qui «ont décollé des bases aériennes de Khamis Mushait et de Taïf», ajoute la même source, précisant que ces frappes «ont ciblé la plupart des gouvernorats yéménites». Risque d’aggravation de la crise humanitaire à Ghaza Le ministère de la Santé de la bande de Ghaza a mis en garde, lundi dans un communiqué publié sur Facebook, contre une «catastrophe humanitaire», après que «l’ensemble des établissements de santé privés de l’enclave ont été informés par l’intermédiaire du «Health Cluster» et par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que leur approvisionnement en carburant sera coupé à partir du 19 septembre». Le communiqué du ministère précise que cette mesure (israélienne, ndlr) concerne «13 établissements privés considérés comme des partenaires et un pilier fondamental compte tenu de la persistance de l’état d’urgence à Ghaza». Le directeur général des affaires administratives du ministère Mahmoud Hammad a déclaré que cette décision aura un «impact grave et direct sur la fourniture des services de santé, en particulier les services vitaux, notamment la chirurgie, les accouchements et les soins aux blessés». Il a appelé les organisations internationales et les parties concernées à intervenir immédiatement pour faire annuler cette mesure afin d’éviter davantage de détérioration de la situation sanitaire à Ghaza.