Poulets, œufs
La Fédération des aviculteurs appelle à la baisse des prix
Après les appels lancés par les organisations professionnelles en faveur de l’application du plafonnement du prix de la pomme de terre, fixé à 90 DA le kilogram...

Dans un appel publié sur sa page officielle, la Fédération invite les différents intervenants, chacun selon ses capacités, à contribuer à la réduction des coûts des intrants et, par conséquent, à la baisse des prix du poulet et des œufs, devenus particulièrement difficiles à supporter pour les ménages à revenus modestes et moyens. Sur le marché, le poulet de chair est actuellement proposé entre 500 et 550 DA le kilogramme, tandis que le prix de l’escalope est cédé entre 1.000 et 1.200 DA/kg. De leur côté, les œufs ont connu une forte hausse, le plateau de 30 unités est vendu à 600 DA. Face à cette situation, la Fédération insiste sur la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des maillons de la chaîne avicole afin de préserver l’équilibre du marché, soutenir la continuité de la production et surtout limiter l’impact de cette hausse sur le consommateur. Elle rappelle également que la solidarité entre les différents intervenants constitue une responsabilité collective, tout en mettant en avant le rôle traditionnel de l’agriculteur algérien dans le soutien aux citoyens en période de crise. Il est vrai que les épisodes de chaleur extrême, la sécheresse et les incendies ont lourdement affecté plusieurs productions locales, notamment dans les filières avicole et maraîchère. Ces contraintes ont entraîné des pertes et contribué à la hausse des coûts de production. Toutefois, ces difficultés ne devraient pas être entièrement répercutées sur le consommateur. D’autant que plusieurs mesures ont récemment été annoncées par les pouvoirs publics pour accompagner les agriculteurs et les éleveurs, notamment ceux de la filière avicole. À l’issue de la réunion présidée jeudi dernier par le Premier ministre, en présence des représentants des organisations professionnelles agricoles et des responsables concernés, des mesures ont été annoncées pour renforcer la production et assurer la disponibilité des produits de large consommation. Parmi celles-ci, figure la confirmation de l’exonération fiscale des agriculteurs, notamment des éleveurs de volailles, pour les activités relevant du secteur agricole, conformément à la réglementation en vigueur. Les banques publiques ont également été appelées à renforcer leur accompagnement des opérateurs agricoles à travers le financement des projets et des investissements. Les procédures d’importation des intrants agricoles doivent, par ailleurs, être simplifiées. Les opérateurs pourront notamment déposer leurs dossiers directement auprès du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, sans passer par la plateforme numérique. Autant de mesures destinées à réduire les contraintes auxquelles sont confrontés les professionnels et à favoriser une reprise de la production. La Fédération a, à ce titre, salué l’accompagnement du ministère de l’Agriculture ainsi que la réactivité des pouvoirs publics face aux préoccupations exprimées par les représentants de la filière. Sur le front des prix, les pouvoirs publics ont également renforcé les opérations de contrôle du marché, tandis que des réunions de concertation sont régulièrement organisées avec les organisations professionnelles afin d’identifier des solutions permettant de contenir la hausse des produits de large consommation. La préservation du pouvoir d’achat demeure ainsi au cœur des préoccupations. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait d’ailleurs assuré, lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, que les prix des fruits et légumes devraient amorcer une baisse. Un engagement qui intervient alors que les autorités multiplient les mesures pour tenter de rétablir progressivement l’équilibre du marché et atténuer la pression exercée sur les ménages.