La rentrée aujourd’hui
L’université algérienne à l’ère de l’intelligence artificielle
L’Algérie comptera deux millions d’étudiants dans deux ans au plus tard, alors que 97% des nouveaux bacheliers ont obtenu l’un de leurs vœux en matière d’orient...

L’Algérie comptera deux millions d’étudiants dans deux ans au plus tard, alors que 97% des nouveaux bacheliers ont obtenu l’un de leurs vœux en matière d’orientation, une première depuis l’indépendance du pays. «La rentrée universitaire pour la saison 2026-2027 aura lieu demain, mardi, dans la wilaya de Jijel, avec un cours inaugural axé sur le thème l’intelligence artificielle et les transformations numériques », a indiqué, hier lundi, Abdeldjebbar Daoudi, conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique chargé des médias numériques. S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, Abdeldjebbar Daoudi expliqué que la symbolique de ce cours inaugural est « une autre étape qui reflète l’orientation du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vers le renforcement de la présence de l’intelligence artificielle et de la numérisation dans les différents parcours de l’enseignement universitaire ». Le représentant du département de Kamel Beddari a également déclaré que les applications de l’intelligence artificielle « sont désormais présentes à différentes étapes des inscriptions universitaires, des inscriptions préliminaires aux inscriptions finales, et qu’il est prévu d’élargir leur utilisation pour inclure diverses activités pédagogiques à tous les niveaux, y compris la licence, le master et le doctorat». L’invité de la Radio a expliqué que cette orientation « s’inscrit dans le cadre des transformations que connaît l’économie mondiale, notamment avec la dépendance croissante des grandes puissances économiques à l’économie de la connaissance », soulignant au passage que l’université algérienne « s’efforce de préparer les étudiants à suivre ces transformations et à relever les défis qui y sont liés ». Deux millions d’étudiants dans 2 ans En ce qui concerne la préparation de la rentrée universitaire, le responsable a affirmé que les établissements universitaires « sont prêts à accueillir les étudiants tant sur le plan pédagogique que sur le plan des œuvres universitaires. Il a également révélé que le nombre d’étudiants a atteint un million 884 mille 839 étudiants, « un chiffre qui rapproche l’université algérienne du seuil de deux millions d’étudiants dans un an ou deux au plus tard ». Abdeldjebar Daouidi a également indiqué que l’université algérienne compte chaque année environ 392 000 étudiants sortants, soit près de 400 000 diplômés, répartis sur différents cycles et spécialités, y compris les filières classiques, la formation des ingénieurs d’État, les sciences médicales et vétérinaires, ainsi que les écoles supérieures des enseignants. Dans ce contexte, Daoudi a révélé que cette année « a vu la graduation de la première promotion du pôle scientifique et technologique, qui comprend 157 étudiants », précisant que tous les étudiants de la promotion ont obtenu des emplois. L’hôte de la Radio a encore indiqué que « l’Algérie possède aujourd’hui, grâce à ce pôle, un véritable espace scientifique pour former les élites et un véritable phare pour le développement ». En ce qui concerne la numérisation, le conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur a révélé que le secteur gère actuellement un espace numérique comprenant 74 plateformes numériques destinées à fournir des services aux différents membres de la communauté universitaire, y compris les étudiants, les enseignants, les chercheurs et le personnel. Il a également précisé que le ministère continue pour la quatrième année consécutive d’adopter la politique du «zéro papier», où les opérations d’inscriptions initiales et définitives se sont déroulées numériquement. Il a souligné l’intégration d’un nouveau modèle linguistique algérien pour l’intelligence artificielle sous la forme d’un assistant d’intelligence artificielle connu sous le nom de «ChatGPT», le décrivant comme un « modèle local similaire aux applications de conversation basées sur l’intelligence artificielle connues mondialement, et destiné à servir le secteur de l’enseignement supérieur ». Et d’ajouter que le modèle a enregistré, pendant la période d’inscription qui a duré deux semaines, plus de deux millions d’utilisations et d’interactions, y compris des téléchargements sur les téléphones portables, précisant qu’il fournit des réponses à diverses questions des étudiants et des citoyens. 97 % de satisfaction concernant l’orientation Daoudi a lié l’utilisation de la technologie et de l’intelligence artificielle au processus d’orientation des nouveaux étudiants, considérant que le choix de la spécialité représente une étape essentielle dans le parcours universitaire et la carrière professionnelle de l’étudiant, et réduit le taux d’échec durant le parcours de l’enseignement supérieur. Il a déclaré à ce titre que l’adoption de ces technologies « a permis d’atteindre un taux de satisfaction de 97 % concernant l’orientation universitaire des nouveaux bacheliers, la qualifiant de plus haut taux enregistré depuis l’indépendance ». En ce qui concerne les spécialités liées aux « métiers de demain », le conseiller du ministre a expliqué que ce concept « ne se limite pas aux filières scientifiques et technologiques, mais inclut également les spécialités littéraires et les sciences humaines ». Le même intervenant a également annoncé que le ministère a travaillé à la mise à jour des parcours et des cartes de formation proposées aux étudiants, que ce soit dans le domaine des sciences et de la technologie ou dans le domaine des sciences humaines, révélant l’existence de 13 spécialités directement liées aux métiers de demain, dont la gestion des villes, des parcs intelligents et l’intelligence artificielle industrielle, « surtout en raison des transformations que connaît le tissu industriel national et du besoin de former des compétences capables de suivre ces transformations », a-t-il conclu.