Accord avec les Etats-Unis
L’Iran met les points sur les i
Mardi, 6e jour depuis la signature du Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Le président iranien, Massoud Pezechkian, accompagné de son ministre ...

Plus tard, Massoud Pezeshkian a reçu la visite, dans le lieu de sa résidence, du chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, accompagné du chef l’Inter-Services Intelligence (ISI), le principal service de renseignement militaire et extérieur du Pakistan. Avant de quitter Téhéran, le président iranien s’est exprimé, dans une déclaration sur la plateforme X, à propos de l’accord signé avec les Etats-Unis, pour rappeler que «l’efficacité des pourparlers dépend d’un engagement total envers les obligations convenues et de leur mise en œuvre précise». «Les progrès sur cette voie seront mesurés par l’adhésion pratique aux responsabilités acceptées. Les déclarations en dehors du texte convenu ne contribuent pas à faire avancer les négociations», a-t-il ajouté dans une allusion claire à certaines déclarations du président américain Donald Trump sur l’acceptation par l’Iran des visites des sites bombardés par la coalition américano-israélienne par des inspecteurs de l’AIEA. Sur ce point, la réponse détaillée est venue du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, lors d’un point de presse dans lequel il a expliqué que la délégation iranienne «n’a pas rencontré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)» lors des pourparlers de Bürgenstock en Suisse, soulignant que Téhéran «n’a pas l’intention de faire inspecter par l’agence les installations nucléaires iraniennes endommagées par l’agression militaire américaine et israélienne. Aucun protocole n’est en place à ce sujet.» « En tant que membre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et État soumis aux accords de garanties, nous poursuivrons les procédures actuelles, qui, à mon avis, sont parfaitement claires», a-t-il ajouté. Pas d’obligation d’achat de produits agricoles américains Le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Abdolnasser Hemmati, a démenti les propos tenus lundi par le président Donald Trump et son vice-président J.D. Vance, faisant état d’une clause d’achat de biens agroalimentaires américains par l’Iran en échange de la libération de ses avoirs gelés par les Etats-Unis. Dans une déclaration à l’agence de presse Tasnim, Abdolnasser Hemmati, a affirmé que le Mémorandum signé «n’impose aucune obligation d’achat de produits agricoles américains». «L’utilisation de la première tranche de 6 milliards de dollars est fondée sur l’accord signé avec Washington en 2023, qui prévoit l’achat de biens essentiels et de médicaments. Les fonds gelés restants ne seront pas nécessairement affectés à l’achat de biens essentiels, et nous pouvons acquérir d’autres biens non soumis à des sanctions», a-t-il ajouté. «L’Iran n’a aucune objection à acheter des produits agricoles américains si leurs prix et leur qualité sont supérieurs à ceux des autres pays» a souligné le gouverneur de la Banque centrale d’Iran. Mascate et Téhéran soulignent leurs «droits souverains sur leurs eaux territoriales» La Sultanat d’Oman et la République islamique d’Iran ont publié, mardi, une déclaration commune dans laquelle les deux pays réaffirment, «en tant qu’États côtiers voisins du détroit d’Ormuz», leur engagement à «garantir un passage sûr» conformément aux «dispositions du droit international pertinentes», «tout en soulignant leur souveraineté et leurs droits souverains sur leurs eaux territoriales» dans cette voie de navigation. En outre, les deux parties affirment que «tous les arrangements relatifs au détroit d’Ormuz doivent respecter pleinement la souveraineté des deux États», et soulignent «l’importance de poursuivre la coopération pour renforcer la sécurité maritime, la liberté de navigation et la stabilité régionale». L’Iran et Oman ont également convenus de «poursuivre le dialogue concernant cette question par le biais d’un groupe de travail conjoint entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, afin de parvenir à un accord sur la gestion future de la navigation dans le détroit d’Ormuz, les services qui seront fournis à cet égard et les coûts associés, conformément aux normes internationales», ajoute le communiqué rapporté par l’Agence d’information omanaise (ONA). Dans ce contexte, les deux parties sont convenues de «tenir des discussions avec les États riverains de la région et avec toute autre partie concernée». Liban : l’armée sioniste ouvre le feu à la mitrailleuse sur des civils Au moins deux martyrs et des blessés dans la ville de Nabatieh al-Fawqa, dans le sud-Liban, dans des tirs de l’armée israélienne sur des civils qui menaient une opération de déblayage pour la récupération de corps ensevelis sous les débris de bâtiments bombardés. Dans une déclaration, le Hezbollah a dénoncé la énième violation israélienne du cessez-le-feu. «À 11h30, l’armée israélienne a ouvert le feu à la mitrailleuse depuis des habitations sur un groupe de civils dans le quartier de Deir, à Nabatieh. Ces civils s’efforçaient de dégager les routes et de récupérer les corps des martyrs sous les décombres. Cette attaque perfide a coûté la vie à deux civils, dont un employé municipal, et a fait plusieurs blessés», lit-on dans le communiqué du Hezbollah. «La Résistance islamique dénonce cette action comme une violation flagrante du cessez-le-feu qu’elle a respecté jusqu’à présent», ajoute la déclaration. Selon Al Mayadeen, l’armée sioniste a également mené hier une «frappe de drone (qui) a ciblé une voiture stationnée entre les villes de Beit Yahoun et Barashit, au sud du Liban».