Accord avec les USA
L’Iran défend son droit d’avoir des missiles balistiques
Mercredi, 7e jour depuis la signature du Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis.

Islamabad annonce, via son ministère des Affaires étrangères, une nouvelle session de « négociations techniques au niveau des experts la semaine prochaine, sous la médiation du Pakistan et du Qatar ». « Les négociations techniques entre Washington et Téhéran se poursuivent, malgré quelques interruptions », ajoute le MAE Pakistanais Selon la même source, citée par Al Jazeera, ces négociations portent sur « le programme nucléaire, les avoirs iraniens et le Liban », précisant qu’« aucun droit de transit ni permis ne sera exigé pour le passage via le détroit d'Ormuz ». Reuters a rapporté, hier, citant des données de navigation, que « 35 navires commerciaux se préparent à traverser le détroit d'Ormuz et que deux cargos l'ont traversé au cours des dernières 12 heures ». De son côté, la société de données maritimes Kpler a révélé que 31 navires ont traversé le détroit d'Ormuz mardi. « Le détroit d'Hormuz a continué à montrer des signes de reprise opérationnelle le 23 juin, avec 31 traversées vérifiées enregistrées à travers un large éventail de types de navires, incluant le pétrole, produits chimiques, conteneurs, vrac et fret général. Les mouvements d'ouest en est ont représenté 20 des 31 transits, tandis que trois navires sous sanctions ont également été observés se déplaçant d'est en ouest », écrit la société sur son compte X. La sécurité régionale doit être « garantie par les États de la région » Parallèlement à leurs négociations avec les Etats-Unis, les iraniens évoquent la nécessité pour les pays de la région de prendre en charge leur propre sécurité. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a appelé à ce que la sécurité dans la région du Golfe soit « garantie par les États de la région », soulignant la disponibilité de Téhéran à coopérer. « Notre politique repose sur le principe que la sécurité régionale doit être garantie par les pays de la région eux-mêmes. Nous sommes prêts à coopérer avec les pays de la région dans le respect de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de leur souveraineté », a déclaré Ghalibaf, selon des propos rapportés par Al Jazeera. Le chef de la délégation iranienne lors des pourparlers du Pakistan et de Suisse, a également souligné qu’un « cessez-le-feu et la fin de la guerre au Liban sont aussi importants pour nous qu’un cessez-le-feu et la fin de la guerre contre l’Iran ». Premier ministre pakistanais : Des pays cherchent à saboter l'accord Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a accusé, mardi, « certains pays » de vouloir « saboter l’accord » entre l’Iran et les Etats-Unis, et « semer le doute » quant à sa validité. « Nous espérons que le Mémorandum d’entente instaurera la paix dans toute la région », a déclaré Shehbaz Sharif qui a exprimé la volonté d’Islamabad de poursuivre son « engagement jusqu’à l’instauration d’une paix durable », et a salué « le soutien des dirigeants des pays de la région à la recherche de la paix ». Dans sa déclaration, rapportée par Al Jazeera, le PM Pakistanais évoque également le droit de Téhéran de posséder sa propre technologie de missiles balistiques, précisant que «le Mémorandum d’entente n’aborde pas la question des missiles balistiques iraniens ». « Le deux poids, deux mesures est inacceptable, et il est absurde que certains pays possèdent des missiles balistiques alors que l’Iran en est empêché. Certains pays cherchent à faire obstruction à l'accord, et je dis qu'ils ne peuvent pas posséder de missiles balistiques sans l'Iran », lit-on dans sa déclaration. Le Hezbollah veut un calendrier précis de retrait israélien du sud du pays Dans une allocution télévisée commémorant les nuits d'Achoura, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré mardi qu'Israël n'avait « d'autre choix » que de se retirer « complètement » du territoire libanais selon un « calendrier précis », en échange du déploiement de l'armée libanaise dans la région frontalière. « Israël n'a d'autre choix que de se retirer complètement de tout le territoire libanais, sans y conserver un pouce de terrain », a-t-il déclaré, ajoutant que ce retrait effectué, « l’armée libanaise se déploie exclusivement au sud du fleuve Litani ». « Nous coopérons pleinement avec l'armée libanaise. Israël n'a pas voix au chapitre dans nos décisions internes et il faut l'empêcher de s'ingérer dans nos affaires », a-t-il ajouté, appelant les autorités libanaises à « tirer parti de la résistance et de sa force ». « Nous ne renoncerons pas à notre droit de défendre notre terre. Notre décision est prise et nous sommes prêts à en payer le prix », a également déclaré Naïm Qassem, ajoutant que sans la résistance « Israël aurait fait un pas de plus vers son projet d'élimination du Hezbollah et la réalisation de son projet du "Grand Israël" ».