Détroit d’Ormuz

L’Iran autorise le passage de navires de quatre pays

Samedi, 253e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 143e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

L’Iran autorise le passage de navires de quatre pays
L’Iran autorise le transit de navires commerciaux de quatre pays (Qatar, Irak, Inde, Chine) dans le détroit d’Ormuz, sans aucune restriction de passage, a indiqué mardi un haut responsable parlementaire iranien. Dans une déclaration à l’agence de presse des étudiants iraniens (ISNA), le vice-président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, Amir Hayat Moqaddam, a expliqué que les navires de ces pays « circulent librement », et que « les Américains ne les interceptent pas non plus ». Il a expliqué que cette exemption permettra à l’Iran de recevoir des médicaments en provenance d’Inde. De même, les navires chinois ont obtenu l’accès au détroit d’Ormuz, une mesure visant à renforcer les liens politiques et diplomatiques et à s’assurer le soutien politique de Pékin. Le Qatar accorde déjà un soutien diplomatique à l’Iran dans le cadre de ses efforts de médiation pour mettre fin à la guerre menée par les États-Unis et Israël. « Hayat Moqaddam a précisé que Téhéran percevra des frais de transit auprès des navires indiens et chinois, tandis que les navires qataris pourront circuler gratuitement. Il n’a pas précisé si les navires irakiens seraient soumis à un péage », rapporte Al Jazeera English (AJE). Selon d’autres médias, même les États-Unis ne s’opposeraient pas au passage de ces navires. L’Inde importe près de 90% de ses besoins en pétrole brut, dont 30% transitent par le détroit d’Ormuz. En outre, 90% des cargaisons de GPL (gaz de pétrole liquéfié) à destination de l’Inde transitent également par cette voie maritime, en plus de 50% des importations de GNL (gaz naturel liquéfié) qui proviennent du Qatar et des Émirats arabes unis. «C’est une manœuvre habile de la part de Téhéran, et ce pour plusieurs raisons», a souligné Wolfgang Pusztai, analyste en matière de sécurité et de défense, ancien attaché de défense autrichien en Libye, dans une déclaration à Al Jazeera. Si cette initiative aboutit, «elle générera des revenus importants pour l’Iran, la Chine étant, de loin, le principal acheteur de pétrole brut iranien - elle absorbe près de 90% du total des exportations pétrolières de l’Iran », a-t-il ajouté. Ghaza: 58% de la population vit des conditions de logement dégradées A Ghaza, des milliers de tentes abritant des personnes déplacées dans la bande de Gaza ont été submergées par les eaux lors de la première vague de pluie. Jeudi, un rapport de l’UNRWA faisait état de « conditions de logement dégradées, manque d’eau, et d’autres biens non alimentaires (santé…) » de la population de l’enclave. Dans son dernier rapport de la situation sur la crise humanitaire dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée, y compris Al Qods-Est, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) affirme qu’à l’approche de l’hiver, « 94% de la population de la bande de Ghaza, soit environ 1,98 million de personnes, a besoin d’une aide en matière d’hébergement et de biens non alimentaires (BNA) ». Le document, publié le 5 novembre, ajoute que « 58% de cette population est exposée à des « risques sérieux en matière de santé, de sécurité et de dignité », en raison de conditions d’hébergement jugées « critiques ou catastrophiques », et subit « un manque d’accès aux services essentiels et aux biens non alimentaires ». L’UNRWA note également que « 18 de ses centres d’hébergement d’urgence à Ghaza ne sont pas sûrs à l’approche de l’hiver », et que « six autres centres présentent un risque élevé, et huit un risque moyen ». L’agence précise qu’elle travaille avec ses partenaires humanitaires pour obtenir des tentes, permettant ainsi le relogement volontaire des familles concernées. La priorité est donnée aux 270 foyers vivant dans les bâtiments les plus dangereux. Les centres d’hébergement de l’UNRWA accueillent environ 60.000 personnes déplacées. L’agence signale également une augmentation des «infections respiratoires aiguës», une tendance qui devrait s’accentuer dans les semaines à venir. En outre, l’UNRWA révèle que «84% de la population de Ghaza subit des interruptions fréquentes et imprévisibles dans l’accès à une eau sûre, propre et fiable», alors que «89% des ménages signalent ne pas disposer d’un accès suffisant aux articles d’hygiène essentiels».