Proche-Orient

L’Iran adoptera une posture militaire «pleinement offensive»

Mardi, 172e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 62e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

L’Iran adoptera une posture militaire «pleinement offensive»
Le président américain Donald Trump a menacé, lundi, de «bombarder Oman» si ce pays «faisait obstacle» à l’ouverture du détroit d’Ormuz, allusion à l’accord probable entre Mascate et Téhéran sur la gestion du passage maritime. Le plus étonnant c’est que la menace de Trump de bombarder Oman n’a suscité aucune réaction de la part du Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG) qui n’a pas, jusqu’à la moitié de l’après-midi de mardi, rendu public de déclaration de soutien à Mascate. «Le détroit d’Ormuz ne sera pas ouvert tant que l’embargo et les sanctions contre l’Iran ne seront pas levés», a déclaré, hier matin, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, à l’ouverture de la 180ème session du Conseil de la Choura tenue via visioconférence. Cette déclaration intervient au lendemain de celle faite à Reuters par un «haut responsable iranien» signalant que son pays adoptera une posture militaire «pleinement offensive» car les efforts de négociation d’un cessez-le-feu définitif avec les États-Unis sont au point mort. «Les entités iraniennes doivent se préparer à une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz et dans la région, car l’Iran sera prêt à prendre des décisions et à agir face à des choix difficiles», a déclaré le responsable iranien, ajoutant que Téhéran mènerait une attaque militaire «opportune et précise» pour briser le blocus naval américain en cas d’échec de la diplomatie, a rapporté Reuters lundi. La situation dans le détroit d’Ormuz reste très tendue puisqu’une »nouvelle attaque» contre un navire traversant cette voie maritime a été signalée, mardi, par l’Organisme britannique (UKTMO). De son côté, la télévision d’État iranienne a annoncé la saisie d’un pétrolier, accusé d’»infraction à la réglementation», dans le détroit d’Ormuz, près de l’île de Qeshm. Les menaces de Trump contre Oman : Une leçon pour les médiateurs La chaîne préférée du président américain, Fox News, a rapporté lundi que Donald Trump a proféré des «menaces» contre le sultanat d’Oman, un allié traditionnel des États-Unis, en réponse aux questions d’un journaliste. Dans une déclaration rapportée, lundi, par The Financial Times (FT), Trey Yingst, journaliste chez Fox News, a affirmé : «J’ai interrogé le président sur les négociations parallèles en cours entre l’Iran et Oman concernant le contrôle du détroit d’Ormuz. (...) Trump a répondu : ‘Si Oman nous met des bâtons dans les roues, on les bombardera jusqu’à ce que la m...’.» Ce n’est pas la première fois que le président américain menace de bombarder Oman. Il l’a déjà fait «dès le mois de mai», rappelle FT. «Il a averti Mascate - qui joue traditionnellement le rôle de médiateur entre Washington et Téhéran - de ‘se comporter comme tout le monde, faute de quoi nous serons obligés de les faire sauter’», ajoute le journal économique britannique Cette menace contre Oman, dont le rôle de médiateur était à deux doigts de permettre une importante percée sur le dossier nucléaire iranien, avant d’être trahi par l’administration Trump qui a préféré l’escalade en agressant l’Iran, intervient au moment où Téhéran et Mascate sont proches d’un accord sur la gestion du détroit d’Ormuz. Dans tous les cas, Téhéran avait déjà annoncé qu’un accord avec Mascate ne signifierait nullement que le détroit d’Ormuz serait ouvert si le blocus contre ses ports et l’agression américaine se poursuivaient. Attaque contre le Kurdistan irakien : L’Iran dénonce une opération «faux drapeau» Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a exprimé la condamnation de son pays de l’attaque de drone contre le bureau du Premier ministre de la région du Kurdistan irakien, appelant «toutes les parties à déjouer les complots malveillants des ennemis des deux pays», a rapporté l’agence de presse IRNA. «Cette attaque est un événement hautement suspect qui exige une réponse vigilante et précise. L’Iran est déterminé à maintenir ses relations amicales avec l’Irak et la région du Kurdistan», a ajouté le porte-parole du MAE iranien. Dans un communiqué, le ministre irakien des Affaires étrangères a fait état d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien consacré à l’attaque contre la résidence du Premier ministre de la région du Kurdistan. «Les attaques iraniennes contre la région du Kurdistan irakien auront des répercussions négatives sur la stabilité de la région. Nous exigeons une déclaration officielle de l’Iran clarifiant les raisons des attaques contre Erbil et identifiant leurs responsables», affirme le communiqué rapporté par Al Jazeera.