Malgré l’accord-cadre
L’entité sioniste poursuit ses agressions au Liban
Le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a annoncé, hier, dans un communiqué, la démission du chef du «Comité gouvernemental de crise» et chef par intérim ...

Cette démarche intervient dans le cadre de la «finalisation des préparatifs en vue du transfert des compétences administratives vers le Comité national pour l’administration de Ghaza» (CNAG) prévue par la «Feuille de route convenue par les factions palestiniennes au Caire», a expliqué le porte-parole du Bureau des médias du gouvernement de Ghaza, Ismail Al-Thawabta lors d’un point de presse. La déclaration rappelle que les instances gouvernementales de la bande de Ghaza ont pris «une série de mesures concrètes au cours des dernières étapes, déclarant à maintes reprises et sans équivoque leur entière disposition à remettre les rênes du pouvoir au «Comité national pour l’administration de Ghaza»». «Nous avons reçu l’assurance totale que tous les préparatifs et arrangements administratifs et juridiques relatifs au transfert du système gouvernemental dans la bande de Ghaza ont été finalisés», souligne le communiqué, ajoutant que «ces arrangements ont été présentés officiellement et en toute transparence aux représentants des factions et forces palestiniennes, au Haut Conseil des tribus de Ghaza et aux organisations de la société civile, en présence du représentant observateur des Nations Unies». En outre, le communiqué rassure que «tous les employés travaillant dans les services publics sont des «agents de l’État» et sont (donc) pleinement disposés à travailler sous l’autorité du CNAG et à se conformer à ses directives et décisions», souligne Al-Thawabta. La déclaration appelle «toutes les parties concernées» à «faciliter l’entrée en fonction immédiate» du CNAG et à lui permettre d’assumer ses fonctions et responsabilités nationales et administratives, afin de renforcer la résilience de notre peuple et panser ses plaies». Le CNAG est «pleinement prêt à assumer ses responsabilités» De son côté, le président du CNAG, Dr Ali Abdelhamid Shaath, a déclaré, suite à l’annonce de la démission du chef du Comité d’urgence gouvernemental et chef par intérim du Comité de suivi gouvernemental, à la dissolution du Comité d’urgence gouvernemental, que le Comité national pour l’administration de Ghaza «est pleinement prêt à assumer ses responsabilités nationales dès que les ressources et les capacités nécessaires seront disponibles». «Pour assurer le succès du Comité, il est essentiel de disposer d’une autorité unique, d’une loi unique assortie d’un mandat clair et d’une force armée unique placée sous l’autorité de cette autorité. Ceci garantira l’environnement politique, administratif et sécuritaire nécessaire pour permettre au Comité de s’acquitter efficacement de ses fonctions et de servir les intérêts de l’ensemble du peuple palestinien de la bande de Ghaza», lit-on dans le bref communiqué de M. Shaath. Depuis le cessez-le-feu : plus de 4.500 victimes dont un millier de martyrs à Ghaza Près de 9 mois après l’accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025, l’entité sioniste continue à bombarder à Ghaza et à réoccuper des zones de l’enclave provoquant encore des déplacements de population. Dans son rapport statistique quotidien, publié hier, le ministère de la Santé de Ghaza a fait état de 10 nouvelles victimes des bombardements israéliens des précédentes 24 heures, dont 3 martyrs et 7 blessés, ainsi que la découverte des restes de 2 corps sous les décombres. Le document précise que depuis le cessez-le-feu du 11 octobre 2025, les attaques meurtrières israéliennes ont fait jusqu’à hier 1.072 martyrs et 3.463 blessés. Durant la même période, 799 corps ont été retrouvés sous les décombres. Quant aux statistiques cumulées, depuis le début du génocide israélien à Ghaza, le 7 octobre 2023, le communiqué fait état de 73.098 martyrs et 173.571 blessés. Liban : de nouvelles attaques sionistes Alors que le président libanais continue de s’accrocher à l’accord-cadre signé avec l’occupation israélienne, l’armée de cette dernière poursuit ses attaques contre les villes du sud du pays, ciblant des civils, dont des femmes, des enfants et des secouristes. Hier, un drone de l’armée sioniste a commis un nouveau massacre «ciblant une famille à Nabatieh al-Fawqa, entraînant la mort de quatre personnes, dont la directrice de l’école maternelle Youssef Salman Shamoun, Mme Esperanza Fakhry Ghandour», a rapporté la chaîne Al Manar, citant le député Ihab Hamada du Hezbollah. Selon un correspondant d’Al Jazeera, l’attaque du drone israélien a eu lieu dans la ville de Kfar Tebnit, dans le district de Nabatieh, au Sud-Liban. Pour le député du Hezbollah, les massacres israéliens en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu, «sont imputables avant tout aux autorités libanaises» qui «ont renoncé à la souveraineté du Liban et ont fourni à l’ennemi un prétexte, par le biais de l’accord-cadre».