Agression contre l’Iran

L’échec consommé de Trump

Vendredi, 182e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 72e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. «Le détroit d’Ormuz...

L’échec consommé de Trump
En outre, dans une déclaration à Axios, Trump considère que «le détroit d’Ormuz est ouvert et sous contrôle des États-Unis». Mais en réalité, de l’aveu même des médias américains, comme le New York Times (NYT), «la guerre contre l’Iran a été un échec». Pour le journal, qui fait parler des analystes, en substituant «sa guerre militaire par une guerre économique», pour l’administration américaine «le résultat risque d’être le même», en raison d’un «manque de clarté des objectifs américains, une perte de crédibilité pour les États-Unis et une défaite stratégique». Dans un article publié vendredi, intitulé «Six mois après, le régime iranien se maintient et les objectifs américains restent hors d’atteinte», le NYT considère qu’il est «difficile de minimiser l’échec manifeste des États-Unis à soumettre l’Iran à leur volonté, malgré la puissance des forces armées américaines et israéliennes combinées». «Non seulement la République islamique a survécu, mais elle contrôle de facto le détroit d’Ormuz. Elle a renforcé son influence dans la région, au point que même les pays qu’elle bombardait il y a quelques mois cherchent à renouer des liens avec l’Iran», ajoute le NYT. « Nous avons infligé de lourds dégâts à l’Iran, mais ce pays en est ressorti plus fort qu’avant. Les pays voisins de l’Iran ont compris qu’ils devaient trouver un mode de fonctionnement avec une République islamique qui ne disparaîtra pas», explique Suzanne Maloney, spécialiste de l’Iran et directrice de la politique étrangère à la Brookings Institution, cité par le journal. A propos de la «guerre économique» annoncée par le secrétaire d’Etat au Trésor américain, le journal constate que dans ses déclarations, Scott Bessent n’a pas précisé «la durée de cette guerre économique, les instruments qu’elle emploiera ni ses objectifs». Dans un autre article publié, hier, le NYT décrit «Comment six mois de guerre en Iran ont bouleversé les marchés du pétrole, du gaz, des actions et bien plus encore». Le détroit d’Ormuz toujours fermé : L’Iran pose ses conditions Téhéran pose ses conditions et affirme que «la pression ne fonctionne pas». «Remettre la diplomatie sur les rails n’est pas impossible. Cela dépend de la compréhension par les États-Unis d’un simple fait : la pression ne fonctionne pas. Les États-Unis devraient instaurer la confiance, parler avec respect, reconnaître nos droits et tenir leurs engagements», a déclaré, vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X. Ces propos interviennent au lendemain de sa rencontre, jeudi à Téhéran, avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, pour relancer le processus diplomatique. Par ailleurs, par la voix du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, l’Iran affirme qu’il prépare une «liste de conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz, en réponse aux demandes des médiateurs». A la tête de ces conditions, «la fin de la guerre dans la région», ainsi que «la levée du blocus des ports iraniens et des sanctions contre Téhéran», ainsi que le «versement d’indemnisations» en raison de l’agression américano-sioniste contre l’Iran. Selon Al Jazeera, les données de suivi des navires estiment que le trafic maritime a chuté atteignant 5 à 15% par rapport à son niveau d’avant-guerre. Téhéran dénonce des sanctions qui «mettent gravement en danger la santé» des citoyens Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé les sanctions économiques américaines contre Téhéran, les qualifiant de «crime international contre l’humanité», a rapporté Al Jazeera. «Les sanctions américaines mettent gravement en danger la santé et les moyens de subsistance de millions de civils», ajoute la déclaration, dénonçant un «instrument cruel conçu pour infliger souffrance et douleur aux Iraniens». En outre, l’Iran exhorte les pays à «s’abstenir d’appliquer les sanctions américaines, (…) illégales et injustifiées qui violent le droit international humanitaire et les droits de l’homme». «Le peuple iranien est déterminé à mobiliser tous ses moyens pour défendre le pays contre l’agression économique et militaire américano-sioniste», ajoute la déclaration. Révélation du Guardian : La guerre épuise le budget de la marine américaine Le quotidien britannique The Guardian a révélé jeudi, citant des documents et des déclarations d’experts et d’anciens responsables de la marine américaine, que les comptes de l’armée américaine «sont à sec» en raison du «financement d’une guerre sans objectif final». «La marine américaine est contrainte de puiser dans ses fonds alloués aux salaires et à d’autres sources pour couvrir les coûts des combats», affirme The Guardian. «L’opération américano-israélienne, qui a réduit les stocks de munitions américains et provoqué des frappes iraniennes de représailles ayant détruit des bases stratégiques à travers le Moyen-Orient, exerce une pression considérable sur les budgets de l’ensemble des forces armées», précise le journal. Le quotidien affirme avoir consulté une «note du Pentagone» relative au «financement de la marine», qui alerte sur des «déficits de trésorerie» dus au fait que le département «ponctionne» ces fonds pour financer les opérations de combat.