50 morts et 500 blessés en trois semaines

L’agression américaine contre l’Iran continue

Pour le septième jour consécutif, l’armée américaine a continué, dans la nuit de vendredi à samedi, ses bombardements sur plusieurs villes iraniennes, ...

L’agression américaine contre l’Iran continue
Pour le septième jour consécutif, l’armée américaine a continué, dans la nuit de vendredi à samedi, ses bombardements sur plusieurs villes iraniennes, ciblant des installations énergétiques et des infrastructures civiles comme les routes et les stations de dessalement d’eau, faisant plusieurs victimes. En réponse à ces attaques, les forces militaires iraniennes ont ciblé des bases militaires américaines et des infrastructures civiles dans plusieurs pays de la région. Le Commandement central de l’armée américaine (CENTCOM) a annoncé, hier matin sur X, que ses attaques visaient des « postes d'observation et des infrastructures militaires, ainsi que des dépôts d'armes souterrains et des capacités navales iraniennes ». La publication n’a pas mentionné les infrastructures civiles iraniennes ciblées lors des frappes aériennes. De son côté, la télévision iranienne a rapporté que trois personnes avaient été tuées et huit autres blessées lors des attaques américaines dans la province d'Hormozgan au sud du pays, notamment à Bandar Abbas et Jask. Selon les autorités de la province iranienne, citées par Al Jazeera, l’attaque a ciblé plusieurs infrastructures routières. L'agence de presse Tasnim a fait état de bombardements de « trois ponts et tunnels dans la même région » et « la mise hors service de 116 tours de télécommunications ». La même source a cité le PDG de la compagnie des eaux d'Hormozgan qui a déclaré qu'une attaque américaine a visé l'usine de dessalement de Bunji, à Jask, privant d'eau 20 villages, soit 10.000 habitants. Le porte-parole du ministère iranien de la Santé a annoncé que «50 personnes avaient été tuées et 500 autres blessées lors d'attaques américaines contre l'Iran au cours des trois dernières semaines». Al Jazeera English a affirmé que des « images satellites ont révélé de nouveaux dégâts à l'intérieur du complexe de la centrale nucléaire de Bushehr ». Par ailleurs, selon le site américain Axios, Washington a informé Israël de l'envoi d'avions ravitailleurs supplémentaires en prévision d'une possible intensification des opérations contre l'Iran. Le président américain Donald Trump pourrait ordonner une escalade des frappes contre l'Iran dans les prochains jours, ajoute la même source citée par Al Jazeera. Des installations ciblées à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé tôt dans la journée de samedi des frappes contre des sites à Bahreïn. « Ce matin, nous avons détruit un entrepôt de drones maritimes américains à Bahreïn, ainsi qu’un un important centre d’intelligence artificielle utilisé par Washington pour identifier ses cibles », ajoute un communiqué du CGRI, menaçant de s’en prendre également aux ponts et infrastructures dans la région. Les Gardiens de la révolution ont également annoncé avoir abattu un drone américain RQ-11 Raven dans la région de Ramshir, dans la province du Khuzestan, au sud-ouest de l'Iran. Des attaques iraniennes ont également visé des installations notamment pétrolières au Koweït, une centrale électrique et une usine de dessalement d’eau. La compagnie Kuwait Petroleum Corporation (KPC) a fait état de blessés et de dégâts matériels lors de ces attaques. L'agence de presse Tasnim a rapporté, samedi, une attaque de la marine des CGRI « visant un navire battant pavillon thaïlandais qui tentait de traverser le détroit d'Ormuz sans autorisation ». De son côté, la société de suivi des données maritimes Kepler a également indiqué que « seulement huit navires ont traversé le détroit d'Ormuz » lors de la journée de jeudi, soit le plus faible nombre de passages en trois semaines. En outre, CBS News a révélé vendredi, citant des responsables américains, que « des attaques iraniennes contre au moins deux bases militaires en Jordanie cette semaine auraient blessé plusieurs militaires américains ». Pour rappel, la Jordanie a nié l’existence de bases militaires américaines sur son territoire.