Arabie Saoudite

L’aéroport de Riyad paralysé après une attaque de drone

Samedi, 204e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 94e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

L’aéroport de Riyad paralysé après une attaque de drone
En plus des centaines de morts et de blessés, les affrontements au Yémen produisent également leur lot de réfugiés, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées. Selon le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, au moins 18.000 personnes ont déjà quitté leurs foyers depuis le mois d’août. Entre l’Iran et les Etats-Unis, la relative accalmie sur le terrain militaire, à l’approche des élections américaines de mi-mandat, cache mal les perturbations provoquée par ce conflit sur le marché pétrolier, aggravées par les attaques houthies contre des installations pétrolières et économiques en Arabie saoudite. Hier, lors de ses discussions avec son homologue iranien, le ministre des Affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar, a réitéré la demande d’Islamabad d’un « approvisionnement énergétique ininterrompu » et de l’ouverture du détroit d’Ormuz. Plus de 18.000 familles déplacées au Yémen depuis août Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré, vendredi, que les combats en cours au Yémen contraignent de plus en plus de familles à fuir leurs foyers, soulignant que les besoins humanitaires augmentent et que les capacités d’intervention diminuent en raison de pénuries de financement persistantes et de restrictions qui entravent le travail humanitaire. Selon lui, entre le 1er août et le 16 septembre, l’ONU et ses partenaires ont fourni une aide d’urgence, notamment des kits d’intervention rapide, à plus de 11.000 familles déplacées, notant qu’au cours de la même période, plus de 18.000 familles ont été déplacées à travers le Yémen, n’excluant pas une hausse de nombre devant la persistance des combats. Dans ce contexte, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a signalé que près de 3000 personnes sont arrivées à Djibouti en moins d’une semaine après avoir entrepris de périlleuses traversées maritimes pour échapper à l’escalade des combats au Yémen. Plus de la moitié des Yéménites arrivant à Djibouti par la mer sont des femmes et des enfants, ajoute-t-on. Le porte-parole a également indiqué que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme (OHCHR) a recensé 110 victimes civiles lors de 31 incidents survenus dans les gouvernorats de Taïz, Hodeïda et Marib, dont 28 morts et 82 blessés. A ce propos, il a signalé les problèmes de sécurité et les restrictions d’accès entravent la vérification du bilan réel, qui est probablement plus lourd. Notons que ce chiffre est effectivement largement en-dessous du bilan annoncé récemment par le gouvernement du Yémen qui a fait état de plusieurs centaines de morts (au moins 500). Entretiens entre les chefs de la diplomatie pakistanaise et iranienne Lors d’un entretien avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a « souligné l’importance d’un approvisionnement énergétique ininterrompu ainsi que du passage sûr et rapide des navires, compte tenu notamment des répercussions pour les pays en développement et les chaînes d’approvisionnement mondiales ». M. Dar a également « insisté sur le fait que le dialogue et la diplomatie demeurent les seuls moyens viables de garantir la paix et la stabilité dans la région », indique un communiqué du MAE pakistanais rapporté par Al Jazeera. Dans un autre contexte, Abbas Araghchi, a déclaré qu’une « sécurité durable au Moyen-Orient ne peut être dictée depuis l’extérieur de la région », selon la même source. Intervenant par visioconférence lors de l’événement « Global Town Hall 2026 » organisé par l’Indonésie, Araghchi affirmé qu’une « sécurité durable peut être atteinte grâce au dialogue, à l’instauration de la confiance, à la coopération et au respect mutuel entre les pays de la région, et non par la présence militaire de puissances étrangères ou l’imposition de leur volonté». « Nous devons accepter que chaque guerre a un coût qui dépasse largement le champ de bataille », a-t-il ajouté. Des flammes et de la fumée noire près de l’aéroport de Riyad « Des flammes et un important panache de fumée noire ont été aperçus s’élevant près de l’aéroport du Roi Khalid de Riyad samedi », a rapporté l’agence de presse Reuters sans donner d’autres détails, citant un témoin oculaire. Par ailleurs, selon l’Agence iranienne «Fars News», il s’agit d’une attaque visant deux réservoirs de carburant de la compagnie saoudienne Aramco. «Deux réservoirs de carburant appartenant à Aramco, situés au nord de l’aéroport de Riyad, ont été visés, ainsi que le bâtiment du service de fret de l’aéroport», affirme «Fars News». Citant des «médias arabes», la même source fait état de la «suspension du trafic aérien à l’aéroport de Riyad», précisant qu’un «drone yéménite» est à l’origine de l’attaque.