Génocide à Ghaza

Israël a tué 20.000 enfants et blessé 44.000 autres

Vendredi, 9e jour depuis la signature du Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Le détroit d’Ormuz continue d’être le point de désaccord entre l’I...

Israël a tué 20.000 enfants et blessé 44.000 autres
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré, hier, que le «passage sûr» via le détroit «n’est pas garanti par des routes parallèles ni par des décisions prises sans la concertation de Téhéran». Cette déclaration fait suite à celle du ministère iranien des Affaires étrangères affirmant que les dispositions de l’article 5 du Mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington constituent le fondement de la gestion de la navigation dans ce détroit stratégique qui «se situe dans les eaux territoriales iraniennes et du sultanat d’Oman». Hier, la télévision iranienne a rapporté que la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré que le détroit d’Ormuz «n’est accessible que par les routes annoncées par Téhéran», précisant que «trois pétroliers étrangers ayant tenté de le traverser sans autorisation ont fait demi-tour après un avertissement des Gardiens de la révolution». Par ailleurs, selon Press TV une «ligne de communication» a été établie entre l’Iran et les États-Unis dans le détroit d’Ormuz afin de «prévenir tout incident» susceptible de dégénérer en confrontation militaire. Calme précaire au Sud-Liban après l’escalade d’hier Un calme précaire règne au Sud-Liban, malgré deux frappes aériennes israéliennes visant les villes de Nabatieh al-Fawqa et Beit Yahoun. L’armée israélienne a annoncé que deux officiers et deux soldats ont été blessés lors d’un affrontement avec un membre du Hezbollah qui a lancé une grenade sur un groupe de militaires sionistes à Beit Yahoun, au Sud-Liban. Suite à l’affrontement, les forces armées ont mené plusieurs raids sur les villes de Nabatieh al-Fawqa et Beit Yahoun. Hier, vers 15h (GMT+1) des drones de l’occupation israélienne ont ciblé des habitants du district de Nabatieh, dans le sud du Liban, alors qu’ils tentaient de revenir à leurs habitations. Génocide à Ghaza : Israël continue de cibler délibérément des enfants «Les autorités et les forces de sécurité israéliennes ont délibérément ciblé des enfants palestiniens, ce qui a entraîné des actes de génocide et des atrocités dans la bande de Ghaza et des crimes de guerre en Cisjordanie», conclut le dernier rapport d’une commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU, publié mardi dernier, précisant que «depuis le 7 octobre 2023, Israël a tué 20.000 enfants et en a blessé 44.000 autres». « Les preuves démontrent que des enfants palestiniens ont été délibérément ciblés et tués par les forces de sécurité israéliennes », a déclaré Srinivasan Muralidhar, président de la Commission. « Même après le cessez-le-feu d’octobre 2025, des enfants continuent d’être tués et grièvement blessés, Israël persistant à bafouer le cessez-le-feu et la protection que le droit international doit aux enfants palestiniens », a-t-il ajouté. La commission confirme les conclusions de son rapport de l’année dernière dans lequel elle attestait déjà qu’« Israël avait commis un génocide contre le groupe palestinien dans la bande de Ghaza» et constatait que «l’ampleur et le caractère systématique des opérations militaires israéliennes se sont poursuivis, entraînant des morts, des blessures et des traumatismes sans précédent chez les enfants palestiniens », lit-on dans le communiqué annonçant le rapport du 23 juin 2026. «Des enfants palestiniens ont été arrêtés et soumis à la torture et à d’autres formes graves de mauvais traitements dans les prisons et centres de détention israéliens, sans que l’on sache où ils se trouvent», souligne le document intitulé «L’essence même de l’enfance a été détruite : le ciblage délibéré des enfants palestiniens par Israël dans le territoire palestinien occupé depuis le 7 octobre 2023». «Les forces de sécurité israéliennes ont eu recours à la violence sexuelle contre des enfants dans le cadre d’une politique d’humiliation et d’oppression collectives, ancrée dans un schéma prolongé, ethnique, sexiste et intergénérationnel d’occupation et d’hostilités». Chris Sidoti : Les autorités israéliennes «doivent répondre» de leurs crimes Pour le commissaire Chris Sidoti, «quiconque lira le rapport d’aujourd’hui ne pourra avoir aucun doute : toutes les normes juridiques internationales ont été violées par les agissements des autorités israéliennes à l’encontre des enfants palestiniens, et elles doivent en répondre». Dans un cas précis, un garçon de 14 ans a été abattu par une patrouille militaire israélienne alors qu’il quittait son domicile, a expliqué M. Sidoti lors d’une conférence de presse à Genève, précisant que la patrouille se trouvait dans le secteur, mais qu’aucun combat n’avait eu lieu à ce moment-là. «Il a été touché par balle, grièvement blessé, et gisait au sol», a poursuivi M. Sidoti. «Il était entouré d’une compagnie de soldats israéliens qui discutaient et dont certains fumaient probablement, pendant 45 minutes, tandis que ce garçon de 14 ans se vidait de son sang.» Le rapport souligne également que le ciblage par Israël des centres de soins néonatals et maternels à Ghaza a directement compromis la survie des nouveau-nés et l’avenir reproductif des Palestiniens, et que la famine imposée à travers le blocus et le siège de l’enclave a entraîné la mort d’enfants palestiniens et a gravement affecté la santé de nombreux autres. «Le démantèlement et la destruction d’orphelinats et d’établissements scolaires à Ghaza et en Cisjordanie ont entravé le développement cognitif, social et émotionnel des enfants et ont ébranlé les fondements de la société palestinienne», indique également le document. Pour le président de la Commission, M. Muralidhar, « en ciblant les enfants, Israël s’attaque à la capacité même du peuple palestinien d’exister et de décider de son avenir.» La commission a, en outre, formulé des recommandations à Israël et à tous les États membres (de l’ONU, ndlr) afin de garantir que les membres des unités militaires auteurs de ces crimes rendent des comptes.